Vos élus

    Voici vos 18 Conseillers Départementaux

    Angoulême-2

    Annick Richard
    arichard@elu.lacharente.fr
    Frédéric Sardin
    fsardin@elu.lacharente.fr
    fsardin

    Boëme-Échelle

    Marie-Claude Rochard
    mcrochard@elu.lacharente.fr
    Jean-Michel Tamagna
    jmtamagna@elu.lacharente.fr

    Boixe-et-Manslois

    Patrick Berthault
    pberthault@elu.lacharente.fr
    Nicole Bonnefoy
    nbonnefoy@elu.lacharente.fr
    bonnefoy_n

    Charente-Bonnieure

    Fabrice Point
    fpoint@elu.lacharente.fr
    Sandrine Precigout
    sprecigout@elu.lacharente.fr

    Charente-Vienne

    Philippe Bouty
    pbouty@elu.lacharente.fr
    Jeanine Durepaire
    jdurepaire@elu.lacharente.fr

    La Couronne

    Gérard Bruneteau
    gbruneteau@elu.lacharente.fr
    Fabienne Godichaud
    fgodichaud@elu.lacharente.fr

    Gond-Pontouvre

    Jeanne Filloux
    jfilloux@elu.lacharente.fr
    Thibaut Simonin
    tsimonin@elu.lacharente.fr
    ThibautSimonin

    Touvre-et-Braconne

    Michel Buisson
    mbuisson@elu.lacharente.fr
    Fatna Ziad
    fziad@elu.lacharente.fr

    Val de Tardoire

    Michel Boutant
    mboutant@elu.lacharente.fr
    Maryse Lavie-Cambot
    mlaviecambot@elu.lacharente.fr

    Communiqués

    Un article paru dans Sud-Ouest de ce jour fait état de la décision de Mme Elisabeth Borne, Ministre auprès du Ministre d’Etat, Ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des Transports, de ventiler les crédits alloués aux travaux d’électrification de la ligne ferroviaire Angoulême-Saintes-Royan dans le cadre du CPER.

    L’annonce faite par la Ministre est limpide : les crédits alloués dans le cadre du CPER aux travaux d’électrification de la ligne Angoulême-Saintes-Royan seraient réaffectés à l’étoile ferroviaire de Saintes.

    Alors que je réunirai demain à Roumazières tous les élus des territoires traversés par la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges, je ressens une profonde colère de ne pas avoir été écouté et suivi par François Bonneau et sa majorité lorsque je demandais, il y a plusieurs mois déjà, le redéploiement de ces crédits en faveur de la rénovation de la ligne Angoulême-Limoges, aujourd’hui à l’arrêt.

    On se souvient qu’alors, François Bonneau avait rejeté avec mépris cette proposition, alors même qu’il savait déjà, à cette époque, que les travaux d’électrification ne pourraient être réalisés dans les délais impartis.

    Or, je constate que Dominique Bussereau a été plus pragmatique. Comme les élus de mon groupe au Département et moi-même, il a défendu son territoire et obtenu que ces crédits soient redéployés au profit de l’étoile ferroviaire de Saintes là où nous voulions les ventiler afin d’améliorer celle d’Angoulême. Car les trois lignes ferroviaires ciblées par la Ministre (lignes Saintes-Angoulême, Saintes-Bordeaux et Saintes-Niort), concourent à renforcer l’étoile ferroviaire de Saintes. Autrement dit, ces crédits pourtant fléchés pour moitié sur la Charente, ne profiteront qu’à la Charente-Maritime ou presque.

    François Bonneau, lorsqu’il déclare que ce n’est pas un enterrement de première classe montre qu’il n’est pas un professionnel en la matière … Je sais de quoi je parle ! Car son ami Dominique Bussereau vient de faire une mise en bière de la ligne Limoges-Angoulême-Cognac.

    Je ne peux donc que déplorer la passivité de François BONNEAU, qui n’a pas su défendre les intérêts de la Charente, laissant échapper des crédits que nous avions obtenus lors de la négociation du CPER et qui devaient contribuer au développement des infrastructures Charentaises. Pourquoi n’a-t-il pas essayé, lorsque je lui ai fait part de cette proposition, de convaincre l’Etat de redéployer ces crédits sur la ligne Angoulême-Limoges et donc, sur l’étoile ferroviaire d’Angoulême ?

    J’observe d’ailleurs avec ironie que Dominique Bussereau a fait le même constat que moi : « puisque les travaux préparatoires (à l’électrification) ne sont pas faits, nous proposons de ne pas perdre de temps et que notre co-financement serve immédiatement aux travaux urgents qu’il faut faire entre Saintes et Bordeaux »Je disais alors exactement la même chose, mais à propos de la ligne Angoulême Limoges… Et François Bonneau m’avait alors répondu par le mépris.

    Je déplore également que Jérôme SOURISSEAU, qui s’était un temps intéressé à l’avenir de la ligne Angoulême-Limoges au nom de la solidarité territoriale, accepte cet état de fait sans réclamer de contrepartie pour la ligne Angoulême-Limoges, au nom, précisément, de la justice et de la solidarité entre les territoires.

    Au final, après avoir tout fait pour obtenir une gare bis qui aurait contribué à dévitaliser la gare centre d’Angoulême, François Bonneau enfonce encore un peu plus l’étoile ferroviaire d’Angoulême, pour un résultat éloquent : il n’aura obtenu ni électrification de la ligne Angoulême-Saintes-Royan, ni rénovation de la ligne Angoulême-Limoges, mais il aura contribué à fragiliser la gare centre d’Angoulême. Il aura donc perdu sur toute la ligne, si l’on peut dire…. Au-delà de son échec personnel, c’est une grave erreur politique, dont la Charente paiera le prix, je le crains, pendant très longtemps.

    Par son manque d’implication et de lucidité, François Bonneau s’est fait berner par ses amis politiques, au détriment de la Charente et de tous les Charentais. Car ce qui est aujourd’hui annoncé pour l’étoile de Saintes aurait dû ou pu permettre de renforcer l’étoile ferroviaire d’Angoulême. Loin de baisser les bras et de rester passif face aux évènements, je vais pour ma part et avec les 17 élus de mon groupe politique et ceux de la Communauté de Communes de Charente-Limousine, continuer à me battre pour que la Charente obtienne de ses partenaires ce qu’a obtenu la Charente-Maritime, et cela dès demain. Je sais par ailleurs pouvoir compter sur la totale implication de la Région Nouvelle-Aquitaine dans ce dossier, qui travaille depuis plusieurs mois à trouver une solution pérenne au problème de mobilité rencontré dans les territoires auparavant desservis par les TER Angoulême-Limoges.

    Cette situation me désole et me conforte d’ailleurs dans ma méfiance sur le mariage déjà acté des deux Charente sur le tourisme, car là aussi, je crains que François Bonneau ne se fasse dépouiller par ses amis politiques… La mariée était peut-être trop belle.

    Bravo François Bonneau !

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    Le département des Pyrénées Atlantiques est le dernier en date à s’être engagé sur le déploiement du Très Haut Débit, en contractualisant avec SFR et en qualifiant ce contrat de « contrat du siècle pour la collectivité ».

    Bien avant, la Charente-Maritime avait lancé un appel d'offre, remporté par Orange, pour fibrer l'ensemble de son territoire à l'horizon 2022.

    On observe que partout en France, des collectivités font le choix évident et pragmatique, de confier le déploiement de leur offre de fibre optique (ftth) à des professionnels des télécommunications. On peut les comprendre car les opérateurs ont toute la maîtrise des processus et des technologies, ils sont donc les plus à même de réaliser de tels chantiers dans des délais raisonnables.

    C'est une évidence sur le plan technologique mais aussi financier : la maîtrise de la dépense publique devrait être la base de toute politique et les opérateurs téléphoniques ont la capacité financière pour investir sur le réseau dont ils seront les gestionnaires.

    Une double évidence pour tous, sauf pour l'actuelle majorité du département de la Charente.

    En choisissant délibérément, de dilapider 166 millions d'euros (Hors taxes) d'argent public, et ce après avoir refusé des millions d'euros que SFR et Orange leur offraient sur un plateau, François Bonneau et sa majorité ont mis en danger l'avenir des charentais et des territoires sur leur capacité à investir dans le futur.

    Plus grave encore, alors que le département va débourser 24 millions d'euros dans ce projet 100% public de déploiement, il a contraint les communes les plus rurales et donc les plus fragiles à investir 30,1 million d'euros alors qu’elles auraient pu en être totalement exonéré.

    Tout cet argent public aurait dû être dépensé autrement et nous n'avons de cesse de le dénoncer mais la majorité départementale reste sourde, aveuglée par un choix politique pour un modèle économique dont la pertinence interroge et reste à prouver.

    À l'heure où certains de nos concitoyens font entendre leur souffrance de voir les services publics se réduire, où la demande de politiques publiques sociales ambitieuses n'a jamais été aussi forte, à l'heure enfin où la dépense publique doit être maîtrisée, nous nous joignons à eux pour dire à François Bonneau et à sa majorité : il n'est jamais trop tard pour prendre conscience de ses erreurs, des départements ont fait évoluer leur projet de déploiement de la fibre ftth pour y intégrer une plus grande part de financement privé avec les opérateurs, il vous appartient de faire de même.

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    L’assemblée départementale était réunie ces 20 et 21 décembre en séance publique pour l’analyse des rapports budgétaires, ce qui nous a permis d’entrer dans les détails de chaque politique, lever des doutes quand il y en avait et malheureusement nous n’avons guère apprécié le résultat.

    Il y a une chose fondamentale que cette majorité n’a pas compris : c’est le rôle et les compétences dévolues par la loi à un département et il faut avouer qu’après quatre ans d’exercice du pouvoir, c’est fort dommage d’être passé à côté de cette information capitale, nous leur avons pourtant maintes fois expliqué.

    Le rôle central d’un département, c’est le social. C’est là une partie très importante de son budget et c’est malheureusement une politique que le département est en train de détruire par une nouvelle série de coupes sombres.

    De nombreuses études nous confirment que la Charente se paupérise, que la Charente vieillit, que le nombre d’allocataires au rSa augmente, en bref que le besoin de grandes politiques sociales innovantes et ambitieuses n’a jamais été aussi grand.

    Dés lors, la nouvelle série de diminutions –qui s’ajoute aux précédentes– notamment sur l’insertion, sur l’aide aux personnes âgées et aux personnes les plus vulnérables sont tout simplement intolérables, inadmissibles, irresponsables.

    La majorité se gausse de ses investissements, de ses projets ambitieux (ou pharaoniques) sans avoir même conscience qu’elle n’a pas été capable de faire le strict minimum de son travail : aider les personnes les plus fragiles.

    Car le rôle d’un département ce n’est pas prioritairement de s’improviser opérateur téléphonique. On constate aujourd’hui que pas un mètre de fibre n’arrive chez l’habitant, que les travaux s’embourbent et que le budget flambe, pour un résultat pour l’instant proche du néant. Où sont les 8 000 prises Ftth promises au 15 janvier 2019 ?

    Un jour peut-être la Charente sera entièrement fibrée, la fibre arrivera dans des EHPAD en piteux état, dans des maisons vétustes et mal isolées faute de politique ambitieuse sur le logement, elle arrivera chez des personnes éloignées de l’emploi à qui on n’aura donné aucune chance d’insertion, elle arrivera dans des communes rurales en souffrance auxquelles le département aura fait subir la double peine de les priver de financements et de leur laisser le soin de payer pour la fibre optique.

    Oublier l’humain n’est pas notre conception de la politique, mépriser les politiques sociales qui créent du lien, qui redonnent leur dignité aux personnes les plus fragiles ne l’est pas non plus.

    Les dernières semaines nous ont montrées à quel point une partie de la population est éprouvée et pour l’instant du haut de son perchoir, François Bonneau fait la sourde oreille.

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    Dans un communiqué transmis hier à la presse, François Bonneau, le Président du département, témoigne de sa sympathie pour le mouvement des « gilets jaunes » en précisant « leur assurer tout notre soutien dans le combat qu’ils mènent face à une insupportable augmentation des taxes qui les frappe de plein fouet ».

    Il y a à peine deux ans pourtant, Monsieur Bonneau soutenait le programme de François Fillon, qui préconisait une augmentation de deux points de la TVA, des économies drastiques sur les services publics (100 milliards d’euros en 5 ans) et une sortie progressive du diesel.

    Loin d’être frappé d’amnésie, il nous semble que le Président du département se lance juste dans une récupération politicienne de bas étage.

    Jusqu’à enjoliver son propre bilan : il conclut son communiqué en nous parlant des aires de covoiturage « dont le Département de la Charente encourage le développement »… c’est oublier que la motivation de son équipe a été si intense que notre plan initial de construction de 30 aires de covoiturage a été très significativement revu à la baisse et qu'un très faible nombre a été effectivement réalisé.

    Nous conseillons au Président Bonneau de faire un peu moins de politique politicienne et de s’intéresser un peu plus, tout au long de l’année, aux problèmes de mobilité des charentais, qui sont réels et qui ne se régleront pas par des discours simplistes, mais par un véritable travail et de vrais projets.

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    Les élus du Groupe d’opposition du Département de la Charente ont lu avec surprise, dans l’édition du vendredi 26 octobre 2018 de Sud-Ouest, que le Département réaffirmait sa volonté de créer, à Asnières-sur-Nouère, une gare à l’écart de tout. Nous sommes convaincus que cette réalisation serait en contradiction totale avec les lourds investissements consentis depuis des décennies par la Ville d’Angoulême, GrandAngoulême et le Département lui-même, pour accroitre l’attractivité économique et touristique de la Ville d’Angoulême et, plus largement, de la Charente.

    Il était au départ question de préserver une emprise foncière pour réaliser une gare si d’aventure le besoin s’en faisait un jour ressentir. Cette attitude nous a semblé raisonnable sur le principe, c’est pourquoi nous étions globalement favorables à la mise à disposition de crédits en vue de procéder à la constitution d’une emprise foncière. Nous notons d’ailleurs que ce projet, qui était une promesse de campagne de la majorité, n’a pas avancé d’un pouce depuis 2015. Les 25 ha de réserve foncière ne sont toujours pas propriété du département, loin s’en faut, si bien que l’on se demande si le département n’envisage pas plutôt de passer, à terme, par l’expropriation.

    D’ailleurs si prendre des dispositions conservatoires est une démarche qui peut sembler légitime, travailler aujourd’hui à la réalisation de cette infrastructure, au demeurant extrêmement onéreuse, nous semble inapproprié.

    Pour des raisons d’abord économiques. Considérer, comme le fait le département, que la seule réalisation de cette gare aura pour effet de dynamiser le tissu économique local est une erreur. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu, de développement économique spontané autour de ces gares excentrées. Or, à notre connaissance, le Département n’a jamais procédé à aucune étude d’impact économique ni même réfléchi, en concertation avec les acteurs économiques du territoire, à l’intégration de cette gare dans le paysage économique Charentais.

    A défaut d’un quelconque projet de développement économique, le Département a-t-il réfléchi à ce que cette gare pourrait détruire ? Cette réflexion, pas plus que la précédente, ne semble avoir été menée. Nous rappelons que la gare d’Asnières-sur-Nouère, telle qu’elle pourrait être réalisée, ne sera jamais connectée au réseau ferroviaire régional. Cette gare ne serait donc desservie que par les TGV circulant sur la ligne Paris-Bordeaux. Dès lors, qu’adviendra-t-il des voyageurs en correspondance et acheminés vers la gare TGV d’Angoulême ? Des navettes routières sont-elles envisageables ou souhaitables ? Qui les paiera ? Pour quel impact écologique ?

    Par ailleurs, le risque de dévitalisation de la gare d’Angoulême a-t-il été mesuré ? Car comment peut-on être aussi certain que la gare nouvelle ne siphonnera pas la desserte au demeurant insuffisante de la gare TGV d’Angoulême ? Le Département n’a déjà pas été en mesure d’obtenir de la SNCF de bons arrêts en gare d’Angoulême, sera-t-il en capacité d’imposer le maintien de la desserte actuelle d’Angoulême en plus des arrêts en gare d’Asnières ? Nous n’y croyons pas et pensons qu’il y a un risque très important de dévitalisation d’Angoulême et du quartier de la gare qui, pour le coup, a été construit et pensé autour de la desserte TGV.

    Les deux arguments avancés par François Bonneau en faveur de cette gare sont à cet égard troublants. Est-il raisonnable d’investir l’argent de nos concitoyens, plusieurs dizaines de millions d’euros, pour ne gagner que 7 minutes sur un Paris Bordeaux ? D’ailleurs, où est la Charente dans ce raisonnement ? Nulle part, et nous le regrettons. Si l’argument vise à démontrer que ce gain de temps incitera la SNCF à faire arrêter davantage de trains en Charente, il ne s’appuie pourtant sur aucun engagement de la SNCF et ne saurait donc être pris pour acquis. Quant au second argument avancé par François Bonneau, c’est sa volonté de ne pas laisser Jonzac bénéficier d’une gare. Nous ne voyons pas en quoi cet argument plaide en la faveur d’Asnières.

    Nos concitoyens doivent savoir que le coût de cette gare, déjà très important, sera fortement impacté à la hausse en raison des conditions de sa réalisation. Car pour que les travaux aient lieu, il faudra que les équipes travaillent de nuit, lorsque les trains ne circulent pas. Cela engendrera de très importants surcoûts dont nous n’avons pas d’estimation. L’hypothèse de cette gare ayant été écartée dès le début des travaux de la LGV (la gare charentaise choisie fut celle d’Angoulême) explique la difficulté technique que sa réalisation présente aujourd’hui.

    Par ailleurs, nous avons de notre côté interrogé l’ensemble des partenaires susceptibles de contribuer au financement de cette gare, estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros, afin de savoir sur qui le Département pourrait compter le cas échéant. A notre grande surprise, ce travail n’avait jamais été fait par le Département.

    La conclusion de notre travail prospectif est claire : ni SNCF Réseau, ni la Région, ni le Département Charente-Maritime (courrier très clair de Dominique Bussereau à Philippe Bouty sur ce sujet), ni aucune CDC située à proximité immédiate de l’emplacement de cette gare, ne semblent disposés à contribuer financièrement à ce projet.

    Egalement interrogée sur le sujet, la Cour des Comptes, sans se prononcer sur Asnières en particulier, répond d’une part que les gares implantées en « rase campagne » et sans interconnexion avec le réseau existant sont des investissements contestables, et s’interroge d’autre part sur la pertinence de la coexistence de deux gares TGV à une vingtaine de km de distance.

    Défiant toute logique économique et à rebours de toutes les politiques d’aménagement du territoire consciencieusement mises en œuvre depuis 20 ans, ce projet de gare des betteraves est donc aujourd’hui un non-sens. Le département, qui n’a de cesse de répéter qu’il est aux abois financièrement, ne peut d’ailleurs se permettre cet investissement hasardeux.

    Nous rappelons d’ailleurs que les orientations nouvelles de la loi de programmation ferroviaire condamnent clairement cette hypothèse.

    Nous croyons donc qu’en alimentant les espoirs d’une gare que certains de nos concitoyens appellent sincèrement de leurs vœux, la majorité départementale joue une carte électoraliste peu respectueuse de ses électeurs de l’ouest charentais. Car comment expliquer que la majorité poursuive cette chimère, autrement que par le souci de flatter l’électorat de l’ouest charentais qui est en attente de réelles solutions de désenclavement.

    Ce que le sérieux budgétaire interdit, la clairvoyance politique le condamne aussi. Nous croyons donc qu’il faut acter ces orientations et renoncer à nourrir quelque espoir en cette direction.

    Enfin, nous disons à la majorité que si elle souhaite véritablement développer l’offre de mobilité des Charentais, devrait accélérer la mise à 2x2 voies de la RN141 ainsi que la modernisation de la signalisation de la ligne Angoulême-Saintes-Royan, qui permettra les correspondances avec le TGV en gare d’Angoulême. Par ailleurs, un réel besoin d’investissement se fait ressentir sur la ligne Angoulême-Limoges, aujourd’hui impraticable et qui répond pour le coup, à un réel besoin de la population. C’est bien ici et sur la défense de la desserte de tout le territoire par les TER, que doivent se porter les efforts du Département.

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  • 22 juin 2015 - Séance du Conseil départemental - Décision Modificative N°1
  • 18 juin 2015 - Nos félicitations à Martine PINVILLE
  • 28 mai 2015 - Défense de l'intérêt général
  • La Lettre

    Lettres d'information thématiques

    Financement du RSA : rassurer plutôt que dénigrer

    Le nouveau président « Les Républicains » de l’ADF (Assemblée des départements de France), Dominique Bussereau, avait prévenu en amont : cette semaine serait celle de la mobilisation des départements contre l'État.

    Vous avez dû voir qu’une campagne de communication de l’ADF avait débuté, relayée dans la presse locale, et par laquelle le président François Bonneau met en doute la pérennité des finances départementales.

    Il faut bien noter que cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de primaire de la droite et dans une volonté portée depuis plus d’un an par l’ADF de taper coûte que coûte sur le Gouvernement, au prix de quelques contre-vérités.

    Nous ne parlerons ici que des menaces visant le RSA (Revenu de solidarité active), mais il y aurait à redire également sur la menace de l’ADF de ne plus pouvoir financer l’aide à domicile de nos séniors ! Alors même que l’État, avec la loi ASV (Adaptation de la société au vieillissement) a versé cette année près de 3 millions d’euros supplémentaires à notre département…

    Sur le RSA, donc, il faut rappeler certaines évidences et rafraîchir la mémoire de ceux qui souhaitent remettre en question notre modèle social :

    - C’est Jean-Pierre Raffarin qui en 2004 a confié aux départements le financement du RSA en faisant reposer ce bouclier social indispensable sur les finances locales et non sur la solidarité nationale. Une injustice qui en 12 ans a inexorablement creusé les inégalités financières entre départements ;

    - Les candidats à la primaire de droite suggèrent de multiplier par deux les baisses de DGF (Dotation globale de fonctionnement) ;

    - Les départements de droite n’ont pour beaucoup jamais cherché à trouver une solution et ont préféré ponctuer les négociations de propositions hasardeuses et provocatrices (bénévolat obligatoire, décentralisation des caisses d'allocations familiales, décentralisation totale du RSA, remboursement du reste à charge assumé par les départements depuis 2004, etc) ;

    - La majorité de droite à l’ADF a finalement refusé la proposition du Gouvernement, au mépris des finances locales et de ses propres intérêts, dans un but purement politicien, nous amenant aux conclusions suivantes :

    o Cette majorité préfère le statu-quo et laisser perdurer l’injustice, quitte à laisser certains départements aller dans le mur ;

    o Elle menace l’avenir du modèle social en refusant d’apporter une solution au financement du RSA ;

    o Elle préfère attendre un hypothétique changement de majorité pour mieux le remettre en cause.

    Le gouvernement avait pourtant proposé une solution généreuse de reprise intégrale des dépenses du RSA sur la base des dépenses constatées en 2016, ce que prévoit la constitution, le tout :

    o En préservant les finances et en maintenant les recettes départementales les plus dynamiques ;

    o En prévoyant une clause de retour à bonne fortune ;

    o En instaurant une solidarité financière entre départements avec un fond de péréquation de 200 millions d'euros (pour que les départements avec les dépenses les plus lourdes soient soutenus par ceux les moins en difficulté).

    La réalité, brute et factuelle, est que les départements de droite ont choisi sciemment de se priver de 700 millions d’euros de ressources et ont mis en scène pour certains leur insolvabilité, afin de pouvoir plus librement préparer le terrain à une éventuelle alternance en 2017. Le programme de la droite dure prévoit ainsi une allocation départementale, avec des critères et des montants qui seraient modulables en fonction des territoires : un programme de casse sociale incompatible avec l’idée même d’une solidarité nationale et d’une recentralisation du RSA.

    Cette réalité peut, pour quelques temps, s’accommoder d’éléments de langage, de mensonges et d’omissions, mais elle finira par apparaître dans tout son cynisme et dans toute sa dimension politicienne. Les victimes de ces ambitions politiques seront encore et toujours les citoyens les plus fragiles. Nous serons là aujourd’hui et demain, pour le dénoncer.

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