Vos élus

Voici vos 18 Conseillers Départementaux

Angoulême-2

Annick Richard
arichard@elu.lacharente.fr
Frédéric Sardin
fsardin@elu.lacharente.fr
fsardin

Boëme-Échelle

Marie-Claude Rochard
mcrochard@elu.lacharente.fr
Jean-Michel Tamagna
jmtamagna@elu.lacharente.fr

Boixe-et-Manslois

Patrick Berthault
pberthault@elu.lacharente.fr
Nicole Bonnefoy
nbonnefoy@elu.lacharente.fr
bonnefoy_n

Charente-Bonnieure

Fabrice Point
fpoint@elu.lacharente.fr
Sandrine Precigout
sprecigout@elu.lacharente.fr

Charente-Vienne

Philippe Bouty
pbouty@elu.lacharente.fr
Jeanine Durepaire
jdurepaire@elu.lacharente.fr

La Couronne

Gérard Bruneteau
gbruneteau@elu.lacharente.fr
Fabienne Godichaud
fgodichaud@elu.lacharente.fr

Gond-Pontouvre

Jeanne Filloux
jfilloux@elu.lacharente.fr
Thibaut Simonin
tsimonin@elu.lacharente.fr
ThibautSimonin

Touvre-et-Braconne

Michel Buisson
mbuisson@elu.lacharente.fr
Fatna Ziad
fziad@elu.lacharente.fr

Val de Tardoire

Michel Boutant
mboutant@elu.lacharente.fr
Maryse Lavie-Cambot
mlaviecambot@elu.lacharente.fr

Communiqués

La séance publique de ce matin était destinée à adopter le compte administratif de l’année 2016 et la première décision modificative de l’année 2017.

Cette séance a été marquée par un mouvement de protestation du personnel du Département. Ce dernier déplore, à juste titre, un dialogue social compliqué avec la majorité de droite et un sentiment d’abandon par la collectivité, notamment concernant les travailleurs sociaux dont le travail déjà éprouvant est compliqué par un manque de moyens.

Nous avons déjà alerté depuis des mois l’exécutif départemental sur la nécessité de restaurer un dialogue constructif avec les partenaires sociaux et de mieux prendre en compte les risques psycho-sociaux subis par les agents : nous espérons que la manifestation de ce matin provoquera enfin une prise de conscience.

Les agents sont l’ADN de l’institution départementale, nous tenons à saluer leur travail irréprochable, réalisé dans des conditions parfois difficiles : ils méritent d’être soutenus.

L’autre sujet central de cette matinée était le Très Haut Débit, projet majeur et principale promesse de campagne de François Bonneau.

Conscients très tôt que le Très Haut Débit était un enjeu majeur, nous avons dès 2014 adopté un Schéma départemental d’Aménagement Numérique ambitieux qui s’appuyait sur le Syndicat Départemental d’Électricité et de Gaz (SDEG) pour déployer rapidement la fibre sur le département.

Hélas, cette fibre n’aurait pas été estampillée « Majorité départementale » et la nouvelle équipe a décidé, lors de son arrivée au printemps 2015, de tout revoir du sol au plafond par pure volonté d’affichage.

On allait voir ce que l’on allait voir et fin 2015, promis, tout serait calé.

Afin de pouvoir afficher sa marque sur ce grand projet, la majorité a décidé de créer un nouveau syndicat mixte « Charente Numérique » au mépris des règles de compétences et de légalité que nous avions immédiatement soulevées. Combien de temps aura-t-il fallu pour qu’elle corrige son erreur ?

Nous sommes en 2017 et le retard est déjà de deux ans et demi. Aujourd'hui nous avons attiré l’attention de la majorité sur une irrégularité qu’elle semblait ignorer : un problème lié au financement.

En effet, le nouveau syndicat mixte « Charente Numérique » ne peut pas légalement recevoir les financements des communes via le SDEG, les fonds de concours en cascade étant interdits.

Voilà donc un nouveau blocage, conséquence d’un amateurisme jamais vu à ce degré de responsabilité. La majorité se trouve maintenant obligé d’ajouter des pièces à son usine à gaz, sans savoir réellement quand elle pourra commencer a apporter des solutions concrètes aux Charentais qui désespèrent, quand ils ne sont pas tout simplement furieux de voir la technologie évoluer sans eux.

Des alternatives rapides et concrètes existent : montée en débit, 4G fixe, des pistes financièrement plus raisonnables et dont le déploiement pourrait être réalisé à très court terme.

Encore faut-il avoir la volonté d’apporter des solutions aux Charentais, même quand elles sont dépourvues d’affichage politique.

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Une fois n’est pas coutume, les rapports présentés ce lundi 12 juin au cours de la réunion de la Commission permanente du Conseil départemental nous ont réservé quelques surprises.

Tout d’abord, alors que la majorité répète à qui veut l’entendre que la situation financière du Département ne permet aucun écart, c’est une subvention de 5.000 euros qui a été votée pour rejoindre un nouvel organisme, Horizon International, créé par le Conseil départemental de la Charente-Maritime et qui sera basé à La Rochelle.

Son objectif ? Faire la promotion des territoires et collectivités de Nouvelle-Aquitaine à l’étranger, notamment lors de grands salons internationaux. Décision étonnante quand on sait que la réforme territoriale a justement donné une dimension considérable aux nouvelles régions, leur permettant de promouvoir leur action, leur culture et leurs talents en Europe et dans le monde. Les élus du Groupe de Gauche souhaitent bien entendu la mise en valeur de notre territoire, mais s’étonnent néanmoins que la Majorité, qui prône habituellement la simplification administrative, s’associe à la création d’un organisme qui risque de faire doublon avec la Région.

Par ailleurs, il a été décidé de mettre à la disposition de la ville de Soyaux, à mi-temps, un agent du Conseil départemental qui sera chargé temporairement des services techniques de la municipalité. François Nebout, vice-président en charge du personnel du Département, vient donc au secours de François Nebout, maire de Soyaux. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Doit-on y voir un regrettable mélange des genres, ou bien l’inauguration d’une solidarité inter-collectivités dont pourront désormais profiter toutes les communes charentaises ? L’avenir nous le dira.

En attendant, et en toute logique, les 18 élus du Groupe de Gauche ont voté contre ces rapports.

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Il y a quelques années encore, François Bonneau, alors flamboyant leader de l’opposition départementale, n’avait pas de mots assez durs pour critiquer la gestion de l’aéroport Brie-Champniers et du Syndicat mixte des aéroports de la Charente (SMAC). Il défendait mordicus l’ouverture de lignes commerciales régulières.

Nous sommes en 2017, et voici plus de deux ans que Monsieur Bonneau est président du Conseil départemental : où en sommes-nous ?

Un rapport remis aux membres du SMAC voici quelques semaines démontre clairement, chiffres à l’appui, qu’il n’y pas d’avenir pour des vols low cost réguliers sur cet aéroport.

L’impact économique serait en effet bien trop faible comparé à l’investissement que devrait consentir le SMAC. Par ailleurs, la concurrence d’un aéroport comme celui de Bordeaux et l’arrivée imminente de la LGV rendaient encore moins crédible cette possibilité.

Le Comité syndical extraordinaire réuni ce jour a donc acté que le futur de l’aéroport passerait par le développement de l’aviation d’affaires mais aussi l’installation et le développement d’activités économiques ou de formation.

L’ambition de François Bonneau connaît donc quelques ratés au décollage. La décision du SMAC conforte la position défendue depuis plusieurs années par Nicole Bonnefoy, qui a présidé le Syndicat jusqu’en 2015.

Les membres du SMAC ont également validé le principe d’une gestion de l’aéroport Brie-Champniers en régie directe à compter du 1er janvier 2018, suivant en cela les recommandations du rapport et de Nicole BONNEFOY, ex- présidente du SMAC.

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À l'issue du scrutin de ce dimanche 23 avril, les Français ont choisi de porter au second tour de l'élection présidentielle Emmanuel MACRON et Marine LE PEN.

Le premier est porteur de valeurs humanistes et républicaines qu'un président se doit de défendre. La seconde est une messagère de la haine, de l'intolérance, de tout ce qui porte atteinte au vivre- ensemble, de tout ce qui fait la richesse de notre nation.

En conséquence, les élus du Groupe de gauche du Conseil départemental de la Charente signataires du présent communiqué appellent sans hésitation à voter massivement en faveur d'Emmanuel MACRON, seul candidat garant de notre démocratie, au second tour.

Les élu(e)s signataires: Nicole BONNEFOY, Michel BOUTANT, Philippe BOUTY, Michel BUISSON, Jeanine DUREPAIRE, Jeanne FILLOUX, Fabienne GODICHAUD, Maryse LAVIE- CAMBOT, Fabrice POINT, Sandrine PRÉCIGOUT, Annick RICHARD, Marie-Claude ROCHARD, Frédéric SARDIN, Thibaut SIMONIN, Jean-Michel TAMAGNA, Fatna ZIAD.

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Le 2 juillet prochain la LGV Tours-Bordeaux commencera son service commercial et le lendemain, la ligne Angoulême-Limoges fermera, indéfiniment.

Ce malheureux hasard du calendrier illustre un déséquilibre intolérable dans l'aménagement du territoire : les moyens se concentrent sur les dessertes entre métropoles et les liaisons rurales sont abandonnées.

La LGV est une formidable opportunité pour la Charente, mais elle doit profiter à tous et permettre des correspondances avec le reste du département.

Véritable ligne de vie de l'Est-Charente, la liaison ferroviaire Angoulême-Limoges paie aujourd'hui des décennies d'oubli qui ont accentué son délabrement et la baisse de sa fréquentation.

Son abandon n'est pourtant pas une fatalité. Dans la région Nouvelle-Aquitaine, c'est un axe ferroviaire important entre Bordeaux et Limoges ; pour le territoire, c'est un service de mobilité essentiel pour les lycéens, les apprentis et pour ceux qui n'ont pas de véhicule.

Nous sommes convaincus de son potentiel de développement et nous sommes persuadés que sa fréquentation serait bien plus grande si sa vitesse commerciale était rétablie à un niveau normal, comme ce fut le cas récemment de la liaison Angoulême-Saintes.

Le contrat de plan État-Région prévoyait déjà d'investir sur cette ligne et nous utiliserons tous les leviers qui nous sont possibles pour qu'elle soit effectivement rénovée et atteigne un niveau de service à la hauteur des enjeux et des territoires qu'elle traverse.

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  • 6 février 2017 - Éducation : les banlieues ne sont pas un laboratoire
  • 16 décembre 2016 - La fibre optique, c’est bien, la fibre humaniste, c’est mieux
  • 5 décembre 2016 - Commission Permanente : Les choix étonnants de François Bonneau
  • 1 décembre 2016 - [Tribune CharenteMag] La Charente mérite le meilleur
  • 4 novembre 2016 - THD en Charente : Récit d’un naufrage
  • 28 octobre 2016 - Ryanair contre le département : François Bonneau le voltigeur
  • 11 octobre 2016 - À l'automne, les déceptions se ramassent à la pelle
  • 19 septembre 2016 - Offensive des départements de droite sur le RSA : le dénigrement c’est maintenant
  • 15 septembre 2016 - Non, décidément, l’État et la région n’abandonnent pas notre territoire
  • 1 septembre 2016 - [Tribune CharenteMag] Mobilité, liberté, solidarité
  • 26 juillet 2016 - Michel BUISSON rejoint le groupe des élus de gauche
  • 22 juillet 2016 - Un nouveau départ pour le centre de Saint-Lary ?
  • 14 juillet 2016 - Décès de notre ami Jacques Persyn
  • 24 juin 2016 - Séance du Conseil départemental - Décision Modificative N°1
  • 10 juin 2016 - Nous obtenons le report du vote sur la vente de Saint-Lary
  • 1 juin 2016 - [Tribune CharenteMag] Centre de Saint-Lary : les vacances sont finies !
  • 23 mai 2016 - Centre d’altitude de Saint-Lary : une vente serait une très mauvaise nouvelle pour la jeunesse charentaise
  • 13 mai 2016 - Clause Molière – Une motion politicienne, hors du champ des compétences départementales
  • 1 avril 2016 - Un an, zéro bilan
  • 22 mars 2016 - ÉESI : l’avenir d’Angoulême passe par ses étudiants
  • 15 mars 2016 - Ambassade des départements de droite auprès du Conseil Régional: un gaspillage d’argent public et un scandale politique
  • 1 mars 2016 - [Tribune CharenteMag] Où est passé le programme de la majorité ?
  • 11 février 2016 - Budget 2016 du Département : Où est passé le programme de François Bonneau ?
  • 15 janvier 2016 - Conseil Départemental : Gérard Bruneteau succède à Jean-François Dauré et rejoint le groupe de Gauche
  • 18 décembre 2015 - Communiqué suite aux orientations budgétaires
  • 1 décembre 2015 - [Tribune CharenteMag] Des élus à Votre écoute
  • 13 novembre 2015 - Lutte contre le frelon asiatique: un effort du département est nécessaire
  • 13 octobre 2015 - Compte-rendu de la conférence de presse de DM2
  • 9 octobre 2015 - Communiqué du groupe de gauche à l'Assemblée des Départements de France
  • 29 septembre 2015 - Session exceptionnelle du Conseil départemental
  • 8 septembre 2015 - Lettre du groupe des élus de gauche à François BONNEAU
  • 1 septembre 2015 - [Tribune CharenteMag] Préserver les solidarités
  • 24 juillet 2015 - La critique est aisée mais la gestion est un art difficile !
  • 9 juillet 2015 - Communiqué relatif à la Commission Permanente
  • 22 juin 2015 - Séance du Conseil départemental - Décision Modificative N°1
  • 18 juin 2015 - Nos félicitations à Martine PINVILLE
  • 28 mai 2015 - Défense de l'intérêt général
  • Dossiers

    La Lettre

    Lettre d'information aux élus locaux

    Le nouveau président « Les Républicains » de l’ADF (Assemblée des départements de France), Dominique Bussereau, avait prévenu en amont : cette semaine serait celle de la mobilisation des départements contre l\'État.

    Vous avez dû voir qu’une campagne de communication de l’ADF avait débuté, relayée dans la presse locale, et par laquelle le président François Bonneau met en doute la pérennité des finances départementales.

    Il faut bien noter que cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de primaire de la droite et dans une volonté portée depuis plus d’un an par l’ADF de taper coûte que coûte sur le Gouvernement, au prix de quelques contre-vérités.

    Nous ne parlerons ici que des menaces visant le RSA (Revenu de solidarité active), mais il y aurait à redire également sur la menace de l’ADF de ne plus pouvoir financer l’aide à domicile de nos séniors ! Alors même que l’État, avec la loi ASV (Adaptation de la société au vieillissement) a versé cette année près de 3 millions d’euros supplémentaires à notre département…

    Sur le RSA, donc, il faut rappeler certaines évidences et rafraîchir la mémoire de ceux qui souhaitent remettre en question notre modèle social :

    - C’est Jean-Pierre Raffarin qui en 2004 a confié aux départements le financement du RSA en faisant reposer ce bouclier social indispensable sur les finances locales et non sur la solidarité nationale. Une injustice qui en 12 ans a inexorablement creusé les inégalités financières entre départements ;

    - Les candidats à la primaire de droite suggèrent de multiplier par deux les baisses de DGF (Dotation globale de fonctionnement) ;

    - Les départements de droite n’ont pour beaucoup jamais cherché à trouver une solution et ont préféré ponctuer les négociations de propositions hasardeuses et provocatrices (bénévolat obligatoire, décentralisation des caisses d\'allocations familiales, décentralisation totale du RSA, remboursement du reste à charge assumé par les départements depuis 2004, etc) ;

    - La majorité de droite à l’ADF a finalement refusé la proposition du Gouvernement, au mépris des finances locales et de ses propres intérêts, dans un but purement politicien, nous amenant aux conclusions suivantes :

    o Cette majorité préfère le statu-quo et laisser perdurer l’injustice, quitte à laisser certains départements aller dans le mur ;

    o Elle menace l’avenir du modèle social en refusant d’apporter une solution au financement du RSA ;

    o Elle préfère attendre un hypothétique changement de majorité pour mieux le remettre en cause.

    Le gouvernement avait pourtant proposé une solution généreuse de reprise intégrale des dépenses du RSA sur la base des dépenses constatées en 2016, ce que prévoit la constitution, le tout :

    o En préservant les finances et en maintenant les recettes départementales les plus dynamiques ;

    o En prévoyant une clause de retour à bonne fortune ;

    o En instaurant une solidarité financière entre départements avec un fond de péréquation de 200 millions d\'euros (pour que les départements avec les dépenses les plus lourdes soient soutenus par ceux les moins en difficulté).

    La réalité, brute et factuelle, est que les départements de droite ont choisi sciemment de se priver de 700 millions d’euros de ressources et ont mis en scène pour certains leur insolvabilité, afin de pouvoir plus librement préparer le terrain à une éventuelle alternance en 2017. Le programme de la droite dure prévoit ainsi une allocation départementale, avec des critères et des montants qui seraient modulables en fonction des territoires : un programme de casse sociale incompatible avec l’idée même d’une solidarité nationale et d’une recentralisation du RSA.

    Cette réalité peut, pour quelques temps, s’accommoder d’éléments de langage, de mensonges et d’omissions, mais elle finira par apparaître dans tout son cynisme et dans toute sa dimension politicienne. Les victimes de ces ambitions politiques seront encore et toujours les citoyens les plus fragiles. Nous serons là aujourd’hui et demain, pour le dénoncer.

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    Vendredi 11 mars dernier, la Commission départementale de la coopération intercommunale (CDCI) a officiellement validé la nouvelle carte des intercommunalités charentaises, qui prévaudra à compter du 1er janvier 2017. Plusieurs étapes restent à franchir d'ici là, mais cette réforme s'inscrit d'ores et déjà dans le prolongement d'un héritage républicain et démocratique, qui remonte jusqu'à la Révolution française.

    Le sens de l’histoire

    Alors que l'Assemblée constituante de 1789 redéfinissait l'organisation de notre pays, il avait été question alors de créer sur le territoire 6.500 grandes municipalités, égales en superficie (à défaut de l'être en population). Ce projet était notamment défendu par Condorcet, mais c'est en définitive la vision de Mirabeau qui l'avait emporté : 38.000 communes furent créées, sur la base des 44.000 paroisses que comptait le royaume de France.

    Cette décision, prise voici près de 230 ans, a profondément influencé la structure institutionnelle de notre pays. Jusqu'en 2004, les plus de 36.000 communes françaises représentaient encore la moitié des communes de toute l'Union européenne ! Pour Tocqueville, la commune, c'est le creuset de la démocratie. Le législateur en était bien conscient (il l'est toujours), mais il a procédé au fil du temps à des ajustements nécessaires. 1884 voit ainsi les premiers balbutiements de l'intercommunalité, sous la forme de conférences intercommunales. Mais c'est la loi de 1890 qui officialise cette évolution, avec la naissance des syndicats intercommunaux à vocation unique.

    Les lois de 1959 et de 1966 marqueront la naissance des districts puis des communautés urbaines ; surtout, elles créeront les compétences exercées par ces établissements de coopération intercommunale (EPCI). Les communautés de communes voient le jour officiellement en 1992, et sont rejointes par les communautés d'agglomération en 1999. Le fait intercommunautaire est dorénavant incontestable : à partir du 1er juillet 2013, il devient ainsi obligatoire pour une commune d'appartenir à un EPCI. C'est la fin des communes dites isolées.

    Plus de deux siècles après que Condorcet et Mirabeau se sont opposés, la France, et la Charente avec, s'apprête à renforcer plus que jamais ses communautés de communes, ses communautés d'agglomération et ses métropoles, sans pour autant dévitaliser les villages et les villes. La loi NOTRe, en élargissant les seuils de population et les compétences obligatoires, suit le sens de l'histoire. Les nouveaux schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI) ont pour ambition de respecter au mieux les bassins de vie et d'accroître la solidarité financière des collectivités, tout en supprimant des doublons souvent coûteux pour le contribuable.

    En Charente, ce sont demain 6 communautés de communes et 2 communautés d'agglomération qui regrouperont les 394 communes du département, contre 19 communautés de communes et une seule communauté d'agglomération jusqu'à présent. Cette réforme, comme toutes les réformes, ne s'est cependant pas faite sans heurts ; les regroupements validés par la CDCI ont ainsi provoqué des débats nourris, plus particulièrement s'agissant du futur GrandCognac et de la Charente limousine.

    S'agrandir pour mieux défendre ses intérêts

    Les mois à venir devront permettre d'aplanir ces difficultés, avant que les communes et les EPCI ne se prononcent une dernière fois sur les projets de périmètres. Dans un monde qui a vu l'Union européenne s'agrandir, dans une France qui voit les régions se développer pour demeurer pertinentes à cette même échelle européenne, et dans un contexte législatif qui voit les pouvoirs et les compétences des communautés de communes considérablement renforcés, il est indispensable que nos intercommunalités, aux côté des départements et en complémentarité avec eux, puissent peser. Elles seront demain bien plus qu'aujourd'hui un maillon stratégique de notre système institutionnel. Plutôt que d'affaiblir les communes, elles permettront justement de défendre au mieux leurs intérêts, en facilitant notamment leur développement économique (compétence obligatoire des intercommunalités).

    La réforme des régions telle que nous l'avons connue il y a quelques mois devait nécessairement s'accompagner d'une réforme des intercommunalités : les deux collectivités sont les chefs de file en matière économique, et seront amenées à travailler ensemble au quotidien. Face à des régions dont la superficie s'est considérablement accentuée, les communautés de communes et les agglomérations se devaient de suivre le mouvement. Ainsi, au coeur de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, les 150.000 habitants de la future agglomération angoumoisine pourront peser de tout leur poids pour défendre les intérêts du territoire. Ce qui est vrai pour les agglomérations l'est également pour les communautés de communes plus modestes : au-delà des débats légitimes sur les contours de la nouvelle carte intercommunale, personne ne conteste que ces nouveaux EPCI pourront prendre une nouvelle dimension, une dimension qui leur permettra de défendre leurs intérêts dans ce nouveau système.

    Nous, élus du groupe de gauche du Conseil départemental, saluons cette avancée démocratique. Nous restons néanmoins, bien entendu, à l'écoute de tous ceux qui, parmi vous, ont des doutes, se posent des questions : quoi de plus naturel que de s'interroger face à des changements de cette ampleur ! Oui, les premiers mois de cette intercommunalité 2.0 seront forcément émaillés de quelques balbutiements, et exigeront à n'en pas douter une grande patience de la part des élus. [b]Nous croyons pourtant que les révolutions, grandes ou petites, impliquent nécessairement ces périodes de transition : ce n'est qu'ainsi qu'elles peuvent, avec le temps, donner leur pleine mesure.

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    Jeudi 11 février, le Groupe des élus de gauche du Conseil départemental de la Charente a voté contre le projet de budget primitif présenté par François Bonneau et les membres de la majorité.

    Un projet sans ambition, fait de renoncements : exit les 2 millions d’euros en plus promis pour les routes départementales, adieu les grands investissements pour les collèges, au revoir, même, le très haut débit pour tous à court terme.

    Les promesses s’envolent, mais les acquis aussi : la culture, le sport, les infrastructures et les solidarités humaines et territoriales sont sérieusement touchées. Ce n’est pas en accusant constamment l’État de lâcher les collectivités, comme le fait Monsieur Bonneau, qu’on construit un véritable projet pour la Charente

    C’est d’autant plus regrettable que la majorité, focalisée sur le Gouvernement, se garde bien de dire que ses propres choix mettent à mal les solidarités territoriales, pourtant clairement dévolues aux Départements par la loi NOTRe.

    La baisse des subventions accordées aux autorités organisatrices de second rang pour le transport scolaire, c’est un choix du Département, pas du Gouvernement. La fin du dispositif d’aides aux communes ou leurs groupements pour l’achat de cars, c’est un choix de François Bonneau et de sa majorité, pas une décision parisienne.

    Lors de l’examen du budget, le Groupe des élus de gauche s’est également inquiété du durcissement du règlement relatif au Fonds d’aide départemental d’aide aux communes, lequel ne prendra plus en compte plusieurs travaux de voirie jusqu’ici subventionnés par le Département.

    Mentionnons également la fin de l’opération « Dimanche à 15h », un véritable coup porté à la culture en milieu rural, la fin de spectacles particulièrement appréciés par nos concitoyens. Les collectivités elles-mêmes ne sont pas directement concernées par cette décision, mais l’animation culturelle de nos territoires est en danger.[/b]

    L’opposition départementale de gauche regrette que la majorité de François Bonneau, certes contrainte par un contexte financier difficile, se défausse sur des collectivités pourtant elles-mêmes fragiles, elles-mêmes en manque de recettes. Au-delà des chiffres, ce sont les choix de la majorité en termes de culture, d’infrastructures, d’éducation, de solidarité, qui nuisent à notre département et son avenir. Plus que jamais, l’opposition restera vigilante et force de propositions.

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    Le président du Conseil départemental, François Bonneau a diffusé il y a quelques jours sa première « Lettre aux élus charentais ». Loin des déclarations hasardeuses et des approximations de la droite départementale, nous souhaitons rétablir quelques vérités et apporter des éléments d'information indispensables.

    Ainsi donc, le Gouvernement abandonnerait les collectivités : la phrase, petite, facile, est lâchée. C’est pourtant ce même Gouvernement, rappelons-le, qui en 2012 a repris les manettes d’un pays dont la dette publique était passée de 700 milliards à 1.200 milliards d’euros en cinq ans. Ces chiffres sont tellement énormes qu’on a du mal à les concevoir : ils sont presque indécents pour tous ceux qui cherchent quelques milliers d’euros pour boucler leur budget communal.

    C’est à ce défi que François Hollande a été confronté et les institutions de l’État ainsi que les collectivités ont alors été appelées à participer à l’effort national, afin que demain notre modèle social et notre souveraineté soient sauvegardés.

    D’ici 2017, ce sont 50 milliards d’euros de dépenses publiques qui seront économisés… à comparer aux 100 à 130 milliards d’euros que les amis politiques de François Bonneau se sont engagés à faire !

    Ce courrier de François Bonneau nous prépare-t-il à des lendemains qui déchantent ? À des promesses de campagne non tenues ? Le président du Conseil départemental se fait passer pour un « partenaire privilégié des communes et des intercommunalités » : les élus sont pourtant déjà nombreux à nous signaler des subventions en forte diminution, notamment sur les projets culturels.

    « Chercher à accuser les autres, en l’occurrence l’État, de ses propres errements est irresponsable » François Bonneau, Sud Ouest du 31 mars 2010

    La situation que décrit François Bonneau n’est pas nouvelle : avant lui, la majorité de gauche y a été confrontée, et elle a su gérer la contrainte, gérer l’argent public, tout en maintenant les investissements indispensables à notre département. Nous avions su alors juguler la dette, colossale, laissée par la droite (174 % d’augmentation entre 1998 et 2004 !). Nous avions su faire en sorte que chaque euro qui nous était confié par les Charentais compte, que chaque euro investi fasse grandir notre territoire.

    Alors que le Département voyait son rôle social renforcé, nous avions, aussi, su assumer nos missions, et nous en étions fiers : fiers d’avoir inscrit à notre budget pour 2015 plus de 70 millions d’euros pour les missions d’insertion. Les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), nous ne les voyons pas comme des simples numéros de dossier. Nous avons toujours défendu une vision profondément humaniste de nos actions de solidarité, loin de la conception purement comptable de la nouvelle majorité. Si un Charentais touche le RSA, ou une autre allocation, c’est que la société a estimé qu’il en avait besoin, qu’il avait besoin de ce « coup de pouce » pour se remettre sur pied.

    Si aujourd’hui le président du Conseil départemental et ses collègues se gargarisent de leur action en faveur du très haut débit, en faveur des infrastructures routières et ferroviaires, il faut bien se rappeler que c’est la majorité précédente qui avait initié la plupart de ces programmes.

    Conscients de notre rôle social, nous n’avions cependant pas perdu de vue notre responsabilité vis-à-vis du développement de la Charente. C’est nous qui avons investi 30 millions d’euros dans la LGV pour mettre Angoulême à 35 minutes de Bordeaux et 2 heures de Paris. C'est nous qui, dans le cadre du contrat de plan État-Région, avons contribué à l'électrification de la ligne ferroviaire Angoulême-Cognac-Saintes-Royan et à la rénovation de la ligne Angoulême-Limoges. C'est nous qui avons réalisé la déviation de Saint-Claud, l'aménagement de la traversée de Garat, et achevé le contournement routier à l'est d'Angoulême. C’est nous qui avons voté plus de 26 millions d’euros au budget pour les routes en 2015.

    C’est nous, enfin, qui avons pris l’initiative de rattraper le retard pris par notre département dans l’accès à Internet, du fait du désengagement des opérateurs. L’architecture de notre plan n’a d’ailleurs pas été contestée par François Bonneau lors de sa prise de fonctions, puisqu’il l’a reprise. Oui, le Conseil départemental, sous sa présidence, a doublé sa participation au titre du schéma d’aménagement numérique : mais à quel coût ? Ces 13 millions d’euros en plus, qui vont grever durablement le budget de l’institution, correspondent à presque deux années d’entretien des routes départementales, à une année de budget consacré aux transports scolaires. Ils correspondent presque, en définitive, aux 15 millions d’euros que la majorité de droite affirme perdre sur ses recettes.

    L’État en Charente, c’est 300 millions d’euros alloués en 2014, dont :

    • Dotation de solidarité rurale (DSR)9 millions

    • Dotation de solidarité urbaine (DSU)3,8 millions

    • Dotation de compensation de réforme de la taxe professionnelle (DCRTP)18

    • Fonds national de garantie individuelle des ressources départementales (FNGIR)9,8 millions

    • Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC)2,9 millions

    • Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR)5,8 millions

    • 5,8 millions d’euros de DETR, c’est avec l’effet levier presque 30 millions d’euros de travaux réalisés par nos entreprises. En 2015, les dotations de péréquation en faveur des collectivités les plus pauvres ont progressé. Globalement, la Charente a vu son enveloppe de DETR augmenter de 32 % cette année.

    Le Gouvernement, loin d’abandonner les collectivités, se soucie de leur avenirDans le cadre du CPER, il a engagé 278 millions d’euros pour les infrastructures de transport en Charente et plus de 100 millions d’euros pour le numérique.Il a annoncé récemment le déblocage d’1 milliard d’euros pour l’investissement des communes et des intercommunalités, dont 500 millions d’euros pour les territoires ruraux ;La dotation globale de fonctionnement (DGF) va être réformée pour demain être plus juste.

    Le devoir de l’opposition, c’est une exigence de vérité. Nous sommes les élus de tous les Charentais, et nous nous mettons à leur disposition pour répondre à leurs interrogations, pour les informer : pour les assurer de notre implication, sans relâche, au service de la Charente.

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