Vos élus

    Voici vos 18 Conseillers Départementaux

    Angoulême-2

    Annick Richard
    arichard@elu.lacharente.fr
    Frédéric Sardin
    fsardin@elu.lacharente.fr
    fsardin

    Boëme-Échelle

    Marie-Claude Rochard
    mcrochard@elu.lacharente.fr
    Jean-Michel Tamagna
    jmtamagna@elu.lacharente.fr

    Boixe-et-Manslois

    Patrick Berthault
    pberthault@elu.lacharente.fr
    Nicole Bonnefoy
    nbonnefoy@elu.lacharente.fr
    bonnefoy_n

    Charente-Bonnieure

    Fabrice Point
    fpoint@elu.lacharente.fr
    Sandrine Precigout
    sprecigout@elu.lacharente.fr

    Charente-Vienne

    Philippe Bouty
    pbouty@elu.lacharente.fr
    Jeanine Durepaire
    jdurepaire@elu.lacharente.fr

    La Couronne

    Gérard Bruneteau
    gbruneteau@elu.lacharente.fr
    Fabienne Godichaud
    fgodichaud@elu.lacharente.fr

    Gond-Pontouvre

    Jeanne Filloux
    jfilloux@elu.lacharente.fr
    Thibaut Simonin
    tsimonin@elu.lacharente.fr
    ThibautSimonin

    Touvre-et-Braconne

    Michel Buisson
    mbuisson@elu.lacharente.fr
    Fatna Ziad
    fziad@elu.lacharente.fr

    Val de Tardoire

    Michel Boutant
    mboutant@elu.lacharente.fr
    Maryse Lavie-Cambot
    mlaviecambot@elu.lacharente.fr

    Communiqués

    C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès, hier 1er février, de M. Jean-Marie Judde, qui fut Conseiller général du canton de Chabanais de 2001 à 2015.

    Ami fidèle, homme de cœur et de principes, Jean-Marie Judde fut un élu de grande qualité dont l’action publique a toujours été guidée par une farouche exigence de justice et d’équité.

    Vice-président du Département chargé des personnes âgées et handicapées, il a marqué le quotidien de nos ainés Charentais de son empreinte. Souvenons-nous de la détermination avec laquelle il a su mener l’ambitieux programme départemental d’humanisation des maisons de retraite et de l’énergie qu’il a mise à la création de plusieurs unités d’accueil pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

    Nous devons à Jean-Marie Judde des politiques innovantes en matière de diversification des modes d’accueil des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Il est également à l’origine des efforts conséquents faits par le Département en vue d’améliorer la qualité de la prise en charge à domicile des personnes handicapées.

    Nous nous rappellerons longtemps et avec fierté de l’élaboration, sous la présidence de son collègue et ami Michel BOUTANT, de deux schémas départementaux en faveur des personnes handicapées (2006-2010 et 2012-2016) ainsi que du Schéma gérontologique de la Charente pour les années 2014-2018…

    Beaucoup se souviennent également de son engagement en faveur de la déviation de Chabanais ou du projet de mise en valeur des thermes de Chassenon.

    Jean-Marie Judde fut un grand serviteur des Charentais, de la Charente et plus particulièrement de ce pays de Charente-Limousine qu’il aimait tant et dont il fut un Président comblé. Son héritage politique nous le remémore chaque jour.

    Sa disparition est une tragédie pour nous tous, membres du Groupe des Elus de Gauche et, dans ce moment de recueillement, nos pensées vont d’abord à sa femme Ginette et ses enfants Annick, Sylvie, Evelyne et Philippe.

    Nous leur adressons nos sincères condoléances ainsi qu’à toute sa famille, à ses proches et ses nombreux amis et anciens camarades du conseil général.

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    Le département a enfin remis sa copie concernant son plan de refonte du réseau des Collèges et on ne peut pas dire que cette dernière pèse bien lourd.

    Après avoir passé 18 mois sur ce sujet, après avoir fait peur à certains territoires en évoquant d’éventuelles fermetures d’établissements, après avoir communiqué à tout va, le plan annoncé aujourd’hui peut se résumer en moins de deux minutes.

    Nous pensions que le recrutement d’un directeur de l’Éducation et la constitution d’une commission spéciale sur le sujet allaient apporter une véritable dynamique et que l’on pourrait enfin s’intéresser à l’égalité des chances, à la lutte contre l’illettrisme et à la baisse des effectifs. Force est de constater qu’en l’absence totale de concertation avec les acteurs concernés et de réflexion prospective, l’annonce qui intervient aujourd’hui est un non-évènement qui vient conclure 18 mois d’indécision et de travail passif sur le sujet.

    Les seules pistes évoquées sont de redonner de l’attractivité à certains établissements en enrichissant le nombre d’options, sujet sur lequel le département n’a pas la main, de mutualiser le troisième cycle entre Michèle Pallet et Romain Rolland, deux collèges pourtant très éloignés géographiquement l’un de l’autre et enfin de mutualiser certains internats de l’est-Charente.

    Ce plan est maigre, insuffisant, sans ambition, il ne règle aucun des nombreux problèmes auxquels la Charente doit faire face en matière d’éducation, problèmes que des statistiques inquiétantes sont là pour nous rappeler.

    Cet immobilisme qui intervient à mi-mandat pour François Bonneau et son équipe n’est pas digne des annonces grandiloquentes qui avaient été faites en amont et pas digne non plus des jeunes Charentais et de leur avenir.

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    C’est avec perplexité que nous regardons le débat actuel autour de l’avenir de Magelis.

    Précisons d’emblée que le département a perdu sa compétence économique au premier janvier dernier, au profit de la région Nouvelle-Aquitaine. Le président de cette dernière assume cette nouvelle compétence avec courage et détermination afin de faire de notre région une terre d’emploi et de croissance économique.

    L’action de Magelis, pour sa part, est à bout de souffle : nous sommes inquiets de voir se multiplier les témoignages de professionnels qui montrent un désir très net de voir se renforcer l'implication économique du Pôle Image sur notre territoire et d'une clarification de ses missions.

    À l’heure où de nombreuses villes de France regardent avec envie le développement économique important qui a été celui d’Angoulême dans le secteur de l’image et où l’on peut s’attendre à ce que la concurrence entre les territoires s’exacerbe, la main tendue par Alain Rousset nous semblait être à l’évidence le prochain chapitre à écrire pour le Pôle Image.

    Pour des raisons d’affichage politique et pour garder son pré-carré local, le Président du Département regarde cette main tendue avec scepticisme au lieu d’accueillir à bras ouverts un partenaire souhaitant investir massivement pour la Charente et pour les Charentais.

    Ce spectacle n’est clairement pas au niveau des enjeux, dans un monde où tout s’accélère, l’image qui est ici donnée aux acteurs économiques est celle d’un territoire frileux, hésitant, incapable d’aller de l’avant.

    Que chacun prenne ses responsabilités, rapidement. Car d’autres territoires risquent de faire leurs choux gras de cet immobilisme.

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    Le département a engagé depuis des mois une réflexion sur l'avenir de ses collèges. Ces derniers sont une compétence centrale de notre collectivité et de nombreux signaux d'alarme militent pour que le Conseil départemental renforce son action, notamment dans les quartiers et en milieu rural.

    Cette volonté de travailler pour l'avenir des jeunes Charentais devrait n'avoir pour seul objectif que de rendre un meilleur service à tous les publics et offrir à nos concitoyens une éducation de qualité sans renoncer à la proximité.

    Malheureusement nous constatons un désintérêt de la part de la majorité pour ce sujet : la commission qui devait traiter de la modernisation du réseau des collèges ne s'est réunie que deux fois en un an et alors que les mois passent, la montagne risque d'accoucher d'une souris.

    Une bonne politique d’aménagement du territoire impose des efforts et une rigueur qui est ici absente. Dans des secteurs difficiles, des habitants se sentent abandonnés et peuvent douter de la pérennité de leurs établissements voyant les investissements diminuer, ils sont tenus à l'écart de décisions dont personne ne sait quand elles interviendront.

    Il y a une baisse des effectifs, il y a un problème de résultats et d'inégalité des chances, les données du problème sont connues. Pourquoi le département ne met-il pas en place une véritable concertation avec tous les acteurs concernés pour enfin avoir un plan à la hauteur de ce que les Charentais attendent ?

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    Les conseils départementaux de Charente et Charente-Maritime étaient réunis ce matin en séance commune à Saintes, en présence des préfets, parlementaires et Conseillers régionaux du territoire ainsi que du président de la région Nouvelle-Aquitaine.

    Même si nous pouvons une nouvelle fois regretter d’avoir appris l’ordre du jour de cette réunion dans la presse, nous sommes très satisfaits de voir nos deux départements agir de concert sur des sujets chers à nos concitoyens.

    Nous réitérons donc notre souhait de voir émerger un groupe de travail interdépartemental et trans-partisan afin de déterminer ensemble les possibilités de mutualisation et de travail en commun dans l’intérêt de la population de nos deux départements.

    Le sujet central de la réunion de ce matin était l'électrification de la ligne Angoulême-Saintes-Royan, qui est une nécessité pour le développement économique de nos deux départements et qui devra s’accompagner a l’échelle de la grande région d’un travail de fond sur les infrastructures de transport ferroviaires, trop souvent vétustes après des décennies d’immobilisme.

    La volonté de la région Nouvelle-Aquitaine est là, alors travaillons ensemble pour retrouver un service de transport efficace et moderne, au service des usagers.

    Philippe BOUTY, Groupe de Gauche du Conseil départemental de Charente

    Mickaël VALLET, Groupe des élus Socialistes et Républicains du Conseil Départemental de Charente-Maritime

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  • 1 juillet 2017 - [Tribune CharenteMag] Fibre optique : une évolution a très bas débit
  • 20 juin 2017 - Sur le dialogue social comme sur le numérique: le débit se tarit
  • 12 juin 2017 - Où est le sens des priorités pour la majorité départementale ?
  • 2 mai 2017 - Aéroport Brie-Champniers : Monsieur Bonneau a perdu son plan de vol
  • 25 avril 2017 - Appel à un vote massif au second tour en faveur d’Emmanuel MACRON
  • 1 mars 2017 - [Tribune CharenteMag] Est-Charente : investir dans la route sans oublier le rail
  • 6 février 2017 - Éducation : les banlieues ne sont pas un laboratoire
  • 16 décembre 2016 - La fibre optique, c’est bien, la fibre humaniste, c’est mieux
  • 5 décembre 2016 - Commission Permanente : Les choix étonnants de François Bonneau
  • 1 décembre 2016 - [Tribune CharenteMag] La Charente mérite le meilleur
  • 4 novembre 2016 - THD en Charente : Récit d’un naufrage
  • 28 octobre 2016 - Ryanair contre le département : François Bonneau le voltigeur
  • 11 octobre 2016 - À l'automne, les déceptions se ramassent à la pelle
  • 19 septembre 2016 - Offensive des départements de droite sur le RSA : le dénigrement c’est maintenant
  • 15 septembre 2016 - Non, décidément, l’État et la région n’abandonnent pas notre territoire
  • 1 septembre 2016 - [Tribune CharenteMag] Mobilité, liberté, solidarité
  • 26 juillet 2016 - Michel BUISSON rejoint le groupe des élus de gauche
  • 22 juillet 2016 - Un nouveau départ pour le centre de Saint-Lary ?
  • 14 juillet 2016 - Décès de notre ami Jacques Persyn
  • 24 juin 2016 - Séance du Conseil départemental - Décision Modificative N°1
  • 10 juin 2016 - Nous obtenons le report du vote sur la vente de Saint-Lary
  • 1 juin 2016 - [Tribune CharenteMag] Centre de Saint-Lary : les vacances sont finies !
  • 23 mai 2016 - Centre d’altitude de Saint-Lary : une vente serait une très mauvaise nouvelle pour la jeunesse charentaise
  • 13 mai 2016 - Clause Molière – Une motion politicienne, hors du champ des compétences départementales
  • 1 avril 2016 - Un an, zéro bilan
  • 22 mars 2016 - ÉESI : l’avenir d’Angoulême passe par ses étudiants
  • 15 mars 2016 - Ambassade des départements de droite auprès du Conseil Régional: un gaspillage d’argent public et un scandale politique
  • 1 mars 2016 - [Tribune CharenteMag] Où est passé le programme de la majorité ?
  • 11 février 2016 - Budget 2016 du Département : Où est passé le programme de François Bonneau ?
  • 15 janvier 2016 - Conseil Départemental : Gérard Bruneteau succède à Jean-François Dauré et rejoint le groupe de Gauche
  • 18 décembre 2015 - Communiqué suite aux orientations budgétaires
  • 1 décembre 2015 - [Tribune CharenteMag] Des élus à Votre écoute
  • 13 novembre 2015 - Lutte contre le frelon asiatique: un effort du département est nécessaire
  • 13 octobre 2015 - Compte-rendu de la conférence de presse de DM2
  • 9 octobre 2015 - Communiqué du groupe de gauche à l'Assemblée des Départements de France
  • 29 septembre 2015 - Session exceptionnelle du Conseil départemental
  • 8 septembre 2015 - Lettre du groupe des élus de gauche à François BONNEAU
  • 1 septembre 2015 - [Tribune CharenteMag] Préserver les solidarités
  • 24 juillet 2015 - La critique est aisée mais la gestion est un art difficile !
  • 9 juillet 2015 - Communiqué relatif à la Commission Permanente
  • 22 juin 2015 - Séance du Conseil départemental - Décision Modificative N°1
  • 18 juin 2015 - Nos félicitations à Martine PINVILLE
  • 28 mai 2015 - Défense de l'intérêt général
  • La Lettre

    Lettre d'information aux élus locaux

    Le nouveau président « Les Républicains » de l’ADF (Assemblée des départements de France), Dominique Bussereau, avait prévenu en amont : cette semaine serait celle de la mobilisation des départements contre l\'État.

    Vous avez dû voir qu’une campagne de communication de l’ADF avait débuté, relayée dans la presse locale, et par laquelle le président François Bonneau met en doute la pérennité des finances départementales.

    Il faut bien noter que cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de primaire de la droite et dans une volonté portée depuis plus d’un an par l’ADF de taper coûte que coûte sur le Gouvernement, au prix de quelques contre-vérités.

    Nous ne parlerons ici que des menaces visant le RSA (Revenu de solidarité active), mais il y aurait à redire également sur la menace de l’ADF de ne plus pouvoir financer l’aide à domicile de nos séniors ! Alors même que l’État, avec la loi ASV (Adaptation de la société au vieillissement) a versé cette année près de 3 millions d’euros supplémentaires à notre département…

    Sur le RSA, donc, il faut rappeler certaines évidences et rafraîchir la mémoire de ceux qui souhaitent remettre en question notre modèle social :

    - C’est Jean-Pierre Raffarin qui en 2004 a confié aux départements le financement du RSA en faisant reposer ce bouclier social indispensable sur les finances locales et non sur la solidarité nationale. Une injustice qui en 12 ans a inexorablement creusé les inégalités financières entre départements ;

    - Les candidats à la primaire de droite suggèrent de multiplier par deux les baisses de DGF (Dotation globale de fonctionnement) ;

    - Les départements de droite n’ont pour beaucoup jamais cherché à trouver une solution et ont préféré ponctuer les négociations de propositions hasardeuses et provocatrices (bénévolat obligatoire, décentralisation des caisses d\'allocations familiales, décentralisation totale du RSA, remboursement du reste à charge assumé par les départements depuis 2004, etc) ;

    - La majorité de droite à l’ADF a finalement refusé la proposition du Gouvernement, au mépris des finances locales et de ses propres intérêts, dans un but purement politicien, nous amenant aux conclusions suivantes :

    o Cette majorité préfère le statu-quo et laisser perdurer l’injustice, quitte à laisser certains départements aller dans le mur ;

    o Elle menace l’avenir du modèle social en refusant d’apporter une solution au financement du RSA ;

    o Elle préfère attendre un hypothétique changement de majorité pour mieux le remettre en cause.

    Le gouvernement avait pourtant proposé une solution généreuse de reprise intégrale des dépenses du RSA sur la base des dépenses constatées en 2016, ce que prévoit la constitution, le tout :

    o En préservant les finances et en maintenant les recettes départementales les plus dynamiques ;

    o En prévoyant une clause de retour à bonne fortune ;

    o En instaurant une solidarité financière entre départements avec un fond de péréquation de 200 millions d\'euros (pour que les départements avec les dépenses les plus lourdes soient soutenus par ceux les moins en difficulté).

    La réalité, brute et factuelle, est que les départements de droite ont choisi sciemment de se priver de 700 millions d’euros de ressources et ont mis en scène pour certains leur insolvabilité, afin de pouvoir plus librement préparer le terrain à une éventuelle alternance en 2017. Le programme de la droite dure prévoit ainsi une allocation départementale, avec des critères et des montants qui seraient modulables en fonction des territoires : un programme de casse sociale incompatible avec l’idée même d’une solidarité nationale et d’une recentralisation du RSA.

    Cette réalité peut, pour quelques temps, s’accommoder d’éléments de langage, de mensonges et d’omissions, mais elle finira par apparaître dans tout son cynisme et dans toute sa dimension politicienne. Les victimes de ces ambitions politiques seront encore et toujours les citoyens les plus fragiles. Nous serons là aujourd’hui et demain, pour le dénoncer.

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    Vendredi 11 mars dernier, la Commission départementale de la coopération intercommunale (CDCI) a officiellement validé la nouvelle carte des intercommunalités charentaises, qui prévaudra à compter du 1er janvier 2017. Plusieurs étapes restent à franchir d'ici là, mais cette réforme s'inscrit d'ores et déjà dans le prolongement d'un héritage républicain et démocratique, qui remonte jusqu'à la Révolution française.

    Le sens de l’histoire

    Alors que l'Assemblée constituante de 1789 redéfinissait l'organisation de notre pays, il avait été question alors de créer sur le territoire 6.500 grandes municipalités, égales en superficie (à défaut de l'être en population). Ce projet était notamment défendu par Condorcet, mais c'est en définitive la vision de Mirabeau qui l'avait emporté : 38.000 communes furent créées, sur la base des 44.000 paroisses que comptait le royaume de France.

    Cette décision, prise voici près de 230 ans, a profondément influencé la structure institutionnelle de notre pays. Jusqu'en 2004, les plus de 36.000 communes françaises représentaient encore la moitié des communes de toute l'Union européenne ! Pour Tocqueville, la commune, c'est le creuset de la démocratie. Le législateur en était bien conscient (il l'est toujours), mais il a procédé au fil du temps à des ajustements nécessaires. 1884 voit ainsi les premiers balbutiements de l'intercommunalité, sous la forme de conférences intercommunales. Mais c'est la loi de 1890 qui officialise cette évolution, avec la naissance des syndicats intercommunaux à vocation unique.

    Les lois de 1959 et de 1966 marqueront la naissance des districts puis des communautés urbaines ; surtout, elles créeront les compétences exercées par ces établissements de coopération intercommunale (EPCI). Les communautés de communes voient le jour officiellement en 1992, et sont rejointes par les communautés d'agglomération en 1999. Le fait intercommunautaire est dorénavant incontestable : à partir du 1er juillet 2013, il devient ainsi obligatoire pour une commune d'appartenir à un EPCI. C'est la fin des communes dites isolées.

    Plus de deux siècles après que Condorcet et Mirabeau se sont opposés, la France, et la Charente avec, s'apprête à renforcer plus que jamais ses communautés de communes, ses communautés d'agglomération et ses métropoles, sans pour autant dévitaliser les villages et les villes. La loi NOTRe, en élargissant les seuils de population et les compétences obligatoires, suit le sens de l'histoire. Les nouveaux schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI) ont pour ambition de respecter au mieux les bassins de vie et d'accroître la solidarité financière des collectivités, tout en supprimant des doublons souvent coûteux pour le contribuable.

    En Charente, ce sont demain 6 communautés de communes et 2 communautés d'agglomération qui regrouperont les 394 communes du département, contre 19 communautés de communes et une seule communauté d'agglomération jusqu'à présent. Cette réforme, comme toutes les réformes, ne s'est cependant pas faite sans heurts ; les regroupements validés par la CDCI ont ainsi provoqué des débats nourris, plus particulièrement s'agissant du futur GrandCognac et de la Charente limousine.

    S'agrandir pour mieux défendre ses intérêts

    Les mois à venir devront permettre d'aplanir ces difficultés, avant que les communes et les EPCI ne se prononcent une dernière fois sur les projets de périmètres. Dans un monde qui a vu l'Union européenne s'agrandir, dans une France qui voit les régions se développer pour demeurer pertinentes à cette même échelle européenne, et dans un contexte législatif qui voit les pouvoirs et les compétences des communautés de communes considérablement renforcés, il est indispensable que nos intercommunalités, aux côté des départements et en complémentarité avec eux, puissent peser. Elles seront demain bien plus qu'aujourd'hui un maillon stratégique de notre système institutionnel. Plutôt que d'affaiblir les communes, elles permettront justement de défendre au mieux leurs intérêts, en facilitant notamment leur développement économique (compétence obligatoire des intercommunalités).

    La réforme des régions telle que nous l'avons connue il y a quelques mois devait nécessairement s'accompagner d'une réforme des intercommunalités : les deux collectivités sont les chefs de file en matière économique, et seront amenées à travailler ensemble au quotidien. Face à des régions dont la superficie s'est considérablement accentuée, les communautés de communes et les agglomérations se devaient de suivre le mouvement. Ainsi, au coeur de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, les 150.000 habitants de la future agglomération angoumoisine pourront peser de tout leur poids pour défendre les intérêts du territoire. Ce qui est vrai pour les agglomérations l'est également pour les communautés de communes plus modestes : au-delà des débats légitimes sur les contours de la nouvelle carte intercommunale, personne ne conteste que ces nouveaux EPCI pourront prendre une nouvelle dimension, une dimension qui leur permettra de défendre leurs intérêts dans ce nouveau système.

    Nous, élus du groupe de gauche du Conseil départemental, saluons cette avancée démocratique. Nous restons néanmoins, bien entendu, à l'écoute de tous ceux qui, parmi vous, ont des doutes, se posent des questions : quoi de plus naturel que de s'interroger face à des changements de cette ampleur ! Oui, les premiers mois de cette intercommunalité 2.0 seront forcément émaillés de quelques balbutiements, et exigeront à n'en pas douter une grande patience de la part des élus. [b]Nous croyons pourtant que les révolutions, grandes ou petites, impliquent nécessairement ces périodes de transition : ce n'est qu'ainsi qu'elles peuvent, avec le temps, donner leur pleine mesure.

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