Vos élus

    Voici vos 18 Conseillers Départementaux

    Angoulême-2

    Annick Richard
    arichard@elu.lacharente.fr
    Frédéric Sardin
    fsardin@elu.lacharente.fr
    fsardin

    Boëme-Échelle

    Marie-Claude Rochard
    mcrochard@elu.lacharente.fr
    Jean-Michel Tamagna
    jmtamagna@elu.lacharente.fr

    Boixe-et-Manslois

    Patrick Berthault
    pberthault@elu.lacharente.fr
    Nicole Bonnefoy
    nbonnefoy@elu.lacharente.fr
    bonnefoy_n

    Charente-Bonnieure

    Fabrice Point
    fpoint@elu.lacharente.fr
    Sandrine Precigout
    sprecigout@elu.lacharente.fr

    Charente-Vienne

    Philippe Bouty
    pbouty@elu.lacharente.fr
    Jeanine Durepaire
    jdurepaire@elu.lacharente.fr

    La Couronne

    Gérard Bruneteau
    gbruneteau@elu.lacharente.fr
    Fabienne Godichaud
    fgodichaud@elu.lacharente.fr

    Gond-Pontouvre

    Jeanne Filloux
    jfilloux@elu.lacharente.fr
    Thibaut Simonin
    tsimonin@elu.lacharente.fr
    ThibautSimonin

    Touvre-et-Braconne

    Michel Buisson
    mbuisson@elu.lacharente.fr
    Fatna Ziad
    fziad@elu.lacharente.fr

    Val de Tardoire

    Michel Boutant
    mboutant@elu.lacharente.fr
    Maryse Lavie-Cambot
    mlaviecambot@elu.lacharente.fr

    Communiqués

    C’est avec perplexité que nous regardons le débat actuel autour de l’avenir de Magelis.

    Précisons d’emblée que le département a perdu sa compétence économique au premier janvier dernier, au profit de la région Nouvelle-Aquitaine. Le président de cette dernière assume cette nouvelle compétence avec courage et détermination afin de faire de notre région une terre d’emploi et de croissance économique.

    L’action de Magelis, pour sa part, est à bout de souffle : nous sommes inquiets de voir se multiplier les témoignages de professionnels qui montrent un désir très net de voir se renforcer l'implication économique du Pôle Image sur notre territoire et d'une clarification de ses missions.

    À l’heure où de nombreuses villes de France regardent avec envie le développement économique important qui a été celui d’Angoulême dans le secteur de l’image et où l’on peut s’attendre à ce que la concurrence entre les territoires s’exacerbe, la main tendue par Alain Rousset nous semblait être à l’évidence le prochain chapitre à écrire pour le Pôle Image.

    Pour des raisons d’affichage politique et pour garder son pré-carré local, le Président du Département regarde cette main tendue avec scepticisme au lieu d’accueillir à bras ouverts un partenaire souhaitant investir massivement pour la Charente et pour les Charentais.

    Ce spectacle n’est clairement pas au niveau des enjeux, dans un monde où tout s’accélère, l’image qui est ici donnée aux acteurs économiques est celle d’un territoire frileux, hésitant, incapable d’aller de l’avant.

    Que chacun prenne ses responsabilités, rapidement. Car d’autres territoires risquent de faire leurs choux gras de cet immobilisme.

    Lien permanent

    Les conseils départementaux de Charente et Charente-Maritime étaient réunis ce matin en séance commune à Saintes, en présence des préfets, parlementaires et Conseillers régionaux du territoire ainsi que du président de la région Nouvelle-Aquitaine.

    Même si nous pouvons une nouvelle fois regretter d’avoir appris l’ordre du jour de cette réunion dans la presse, nous sommes très satisfaits de voir nos deux départements agir de concert sur des sujets chers à nos concitoyens.

    Nous réitérons donc notre souhait de voir émerger un groupe de travail interdépartemental et trans-partisan afin de déterminer ensemble les possibilités de mutualisation et de travail en commun dans l’intérêt de la population de nos deux départements.

    Le sujet central de la réunion de ce matin était l'électrification de la ligne Angoulême-Saintes-Royan, qui est une nécessité pour le développement économique de nos deux départements et qui devra s’accompagner a l’échelle de la grande région d’un travail de fond sur les infrastructures de transport ferroviaires, trop souvent vétustes après des décennies d’immobilisme.

    La volonté de la région Nouvelle-Aquitaine est là, alors travaillons ensemble pour retrouver un service de transport efficace et moderne, au service des usagers.

    Philippe BOUTY, Groupe de Gauche du Conseil départemental de Charente

    Mickaël VALLET, Groupe des élus Socialistes et Républicains du Conseil Départemental de Charente-Maritime

    Lien permanent

    Fin 2014, la majorité de gauche adopte le schéma départemental d’aménagement numérique, doté de 57 millions d'euros, qui doit alors permettre un déploiement rapide du très haut débit sur l'ensemble de notre département.

    Quelques mois plus tard, les élections départementales passent par là et la nouvelle majorité de François Bonneau estime que ce plan ne va pas assez loin. Elle ne se contente pas de revoir la copie, elle décide de tout changer, du sol au plafond.

    L'année 2017 est déjà bien avancée et nous pouvons déplorer aujourd'hui un retard de plus de deux ans sur ce grand projet. La majorité a tâtonné durant des mois sur des problèmes juridiques, malgré nos alertes. Elle a créé une nouvelle structure, "Charente Numérique", par pure volonté d'affichage politique. Aujourd'hui c'est le financement même du projet qui pose question.

    Les Charentais ont attendu deux ans pour rien.

    François Bonneau et Jacques Chabot, élu en charge du numérique, voulaient mettre de la fibre optique partout, pour un coût exorbitant ; ils ont ensuite revu leur copie en envisageant un ADSL amélioré dans les zones très rurales.

    Alors que l’on constate aujourd’hui que des technologies nouvelles, comme la 4G, ont des performances excellentes pour un coût de déploiement très faible, que la 5G arrive d’ici quelques années, on est en droit de se demander si l’internet filaire promis par la majorité n’arrivera pas trop tard ?

    En tout cas, en l’absence de cap et de travail sérieux, la fracture numérique n’est pas près de se résorber.

    Lien permanent

    La séance publique de ce matin était destinée à adopter le compte administratif de l’année 2016 et la première décision modificative de l’année 2017.

    Cette séance a été marquée par un mouvement de protestation du personnel du Département. Ce dernier déplore, à juste titre, un dialogue social compliqué avec la majorité de droite et un sentiment d’abandon par la collectivité, notamment concernant les travailleurs sociaux dont le travail déjà éprouvant est compliqué par un manque de moyens.

    Nous avons déjà alerté depuis des mois l’exécutif départemental sur la nécessité de restaurer un dialogue constructif avec les partenaires sociaux et de mieux prendre en compte les risques psycho-sociaux subis par les agents : nous espérons que la manifestation de ce matin provoquera enfin une prise de conscience.

    Les agents sont l’ADN de l’institution départementale, nous tenons à saluer leur travail irréprochable, réalisé dans des conditions parfois difficiles : ils méritent d’être soutenus.

    L’autre sujet central de cette matinée était le Très Haut Débit, projet majeur et principale promesse de campagne de François Bonneau.

    Conscients très tôt que le Très Haut Débit était un enjeu majeur, nous avons dès 2014 adopté un Schéma départemental d’Aménagement Numérique ambitieux qui s’appuyait sur le Syndicat Départemental d’Électricité et de Gaz (SDEG) pour déployer rapidement la fibre sur le département.

    Hélas, cette fibre n’aurait pas été estampillée « Majorité départementale » et la nouvelle équipe a décidé, lors de son arrivée au printemps 2015, de tout revoir du sol au plafond par pure volonté d’affichage.

    On allait voir ce que l’on allait voir et fin 2015, promis, tout serait calé.

    Afin de pouvoir afficher sa marque sur ce grand projet, la majorité a décidé de créer un nouveau syndicat mixte « Charente Numérique » au mépris des règles de compétences et de légalité que nous avions immédiatement soulevées. Combien de temps aura-t-il fallu pour qu’elle corrige son erreur ?

    Nous sommes en 2017 et le retard est déjà de deux ans et demi. Aujourd'hui nous avons attiré l’attention de la majorité sur une irrégularité qu’elle semblait ignorer : un problème lié au financement.

    En effet, le nouveau syndicat mixte « Charente Numérique » ne peut pas légalement recevoir les financements des communes via le SDEG, les fonds de concours en cascade étant interdits.

    Voilà donc un nouveau blocage, conséquence d’un amateurisme jamais vu à ce degré de responsabilité. La majorité se trouve maintenant obligé d’ajouter des pièces à son usine à gaz, sans savoir réellement quand elle pourra commencer a apporter des solutions concrètes aux Charentais qui désespèrent, quand ils ne sont pas tout simplement furieux de voir la technologie évoluer sans eux.

    Des alternatives rapides et concrètes existent : montée en débit, 4G fixe, des pistes financièrement plus raisonnables et dont le déploiement pourrait être réalisé à très court terme.

    Encore faut-il avoir la volonté d’apporter des solutions aux Charentais, même quand elles sont dépourvues d’affichage politique.

    Lien permanent

    Une fois n’est pas coutume, les rapports présentés ce lundi 12 juin au cours de la réunion de la Commission permanente du Conseil départemental nous ont réservé quelques surprises.

    Tout d’abord, alors que la majorité répète à qui veut l’entendre que la situation financière du Département ne permet aucun écart, c’est une subvention de 5.000 euros qui a été votée pour rejoindre un nouvel organisme, Horizon International, créé par le Conseil départemental de la Charente-Maritime et qui sera basé à La Rochelle.

    Son objectif ? Faire la promotion des territoires et collectivités de Nouvelle-Aquitaine à l’étranger, notamment lors de grands salons internationaux. Décision étonnante quand on sait que la réforme territoriale a justement donné une dimension considérable aux nouvelles régions, leur permettant de promouvoir leur action, leur culture et leurs talents en Europe et dans le monde. Les élus du Groupe de Gauche souhaitent bien entendu la mise en valeur de notre territoire, mais s’étonnent néanmoins que la Majorité, qui prône habituellement la simplification administrative, s’associe à la création d’un organisme qui risque de faire doublon avec la Région.

    Par ailleurs, il a été décidé de mettre à la disposition de la ville de Soyaux, à mi-temps, un agent du Conseil départemental qui sera chargé temporairement des services techniques de la municipalité. François Nebout, vice-président en charge du personnel du Département, vient donc au secours de François Nebout, maire de Soyaux. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Doit-on y voir un regrettable mélange des genres, ou bien l’inauguration d’une solidarité inter-collectivités dont pourront désormais profiter toutes les communes charentaises ? L’avenir nous le dira.

    En attendant, et en toute logique, les 18 élus du Groupe de Gauche ont voté contre ces rapports.

    Lien permanent

  • 2 mai 2017 - Aéroport Brie-Champniers : Monsieur Bonneau a perdu son plan de vol
  • 25 avril 2017 - Appel à un vote massif au second tour en faveur d’Emmanuel MACRON
  • 1 mars 2017 - [Tribune CharenteMag] Est-Charente : investir dans la route sans oublier le rail
  • 6 février 2017 - Éducation : les banlieues ne sont pas un laboratoire
  • 16 décembre 2016 - La fibre optique, c’est bien, la fibre humaniste, c’est mieux
  • 5 décembre 2016 - Commission Permanente : Les choix étonnants de François Bonneau
  • 1 décembre 2016 - [Tribune CharenteMag] La Charente mérite le meilleur
  • 4 novembre 2016 - THD en Charente : Récit d’un naufrage
  • 28 octobre 2016 - Ryanair contre le département : François Bonneau le voltigeur
  • 11 octobre 2016 - À l'automne, les déceptions se ramassent à la pelle
  • 19 septembre 2016 - Offensive des départements de droite sur le RSA : le dénigrement c’est maintenant
  • 15 septembre 2016 - Non, décidément, l’État et la région n’abandonnent pas notre territoire
  • 1 septembre 2016 - [Tribune CharenteMag] Mobilité, liberté, solidarité
  • 26 juillet 2016 - Michel BUISSON rejoint le groupe des élus de gauche
  • 22 juillet 2016 - Un nouveau départ pour le centre de Saint-Lary ?
  • 14 juillet 2016 - Décès de notre ami Jacques Persyn
  • 24 juin 2016 - Séance du Conseil départemental - Décision Modificative N°1
  • 10 juin 2016 - Nous obtenons le report du vote sur la vente de Saint-Lary
  • 1 juin 2016 - [Tribune CharenteMag] Centre de Saint-Lary : les vacances sont finies !
  • 23 mai 2016 - Centre d’altitude de Saint-Lary : une vente serait une très mauvaise nouvelle pour la jeunesse charentaise
  • 13 mai 2016 - Clause Molière – Une motion politicienne, hors du champ des compétences départementales
  • 1 avril 2016 - Un an, zéro bilan
  • 22 mars 2016 - ÉESI : l’avenir d’Angoulême passe par ses étudiants
  • 15 mars 2016 - Ambassade des départements de droite auprès du Conseil Régional: un gaspillage d’argent public et un scandale politique
  • 1 mars 2016 - [Tribune CharenteMag] Où est passé le programme de la majorité ?
  • 11 février 2016 - Budget 2016 du Département : Où est passé le programme de François Bonneau ?
  • 15 janvier 2016 - Conseil Départemental : Gérard Bruneteau succède à Jean-François Dauré et rejoint le groupe de Gauche
  • 18 décembre 2015 - Communiqué suite aux orientations budgétaires
  • 1 décembre 2015 - [Tribune CharenteMag] Des élus à Votre écoute
  • 13 novembre 2015 - Lutte contre le frelon asiatique: un effort du département est nécessaire
  • 13 octobre 2015 - Compte-rendu de la conférence de presse de DM2
  • 9 octobre 2015 - Communiqué du groupe de gauche à l'Assemblée des Départements de France
  • 29 septembre 2015 - Session exceptionnelle du Conseil départemental
  • 8 septembre 2015 - Lettre du groupe des élus de gauche à François BONNEAU
  • 1 septembre 2015 - [Tribune CharenteMag] Préserver les solidarités
  • 24 juillet 2015 - La critique est aisée mais la gestion est un art difficile !
  • 9 juillet 2015 - Communiqué relatif à la Commission Permanente
  • 22 juin 2015 - Séance du Conseil départemental - Décision Modificative N°1
  • 18 juin 2015 - Nos félicitations à Martine PINVILLE
  • 28 mai 2015 - Défense de l'intérêt général
  • La Lettre

    Lettre d'information aux élus locaux

    Le nouveau président « Les Républicains » de l’ADF (Assemblée des départements de France), Dominique Bussereau, avait prévenu en amont : cette semaine serait celle de la mobilisation des départements contre l\'État.

    Vous avez dû voir qu’une campagne de communication de l’ADF avait débuté, relayée dans la presse locale, et par laquelle le président François Bonneau met en doute la pérennité des finances départementales.

    Il faut bien noter que cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de primaire de la droite et dans une volonté portée depuis plus d’un an par l’ADF de taper coûte que coûte sur le Gouvernement, au prix de quelques contre-vérités.

    Nous ne parlerons ici que des menaces visant le RSA (Revenu de solidarité active), mais il y aurait à redire également sur la menace de l’ADF de ne plus pouvoir financer l’aide à domicile de nos séniors ! Alors même que l’État, avec la loi ASV (Adaptation de la société au vieillissement) a versé cette année près de 3 millions d’euros supplémentaires à notre département…

    Sur le RSA, donc, il faut rappeler certaines évidences et rafraîchir la mémoire de ceux qui souhaitent remettre en question notre modèle social :

    - C’est Jean-Pierre Raffarin qui en 2004 a confié aux départements le financement du RSA en faisant reposer ce bouclier social indispensable sur les finances locales et non sur la solidarité nationale. Une injustice qui en 12 ans a inexorablement creusé les inégalités financières entre départements ;

    - Les candidats à la primaire de droite suggèrent de multiplier par deux les baisses de DGF (Dotation globale de fonctionnement) ;

    - Les départements de droite n’ont pour beaucoup jamais cherché à trouver une solution et ont préféré ponctuer les négociations de propositions hasardeuses et provocatrices (bénévolat obligatoire, décentralisation des caisses d\'allocations familiales, décentralisation totale du RSA, remboursement du reste à charge assumé par les départements depuis 2004, etc) ;

    - La majorité de droite à l’ADF a finalement refusé la proposition du Gouvernement, au mépris des finances locales et de ses propres intérêts, dans un but purement politicien, nous amenant aux conclusions suivantes :

    o Cette majorité préfère le statu-quo et laisser perdurer l’injustice, quitte à laisser certains départements aller dans le mur ;

    o Elle menace l’avenir du modèle social en refusant d’apporter une solution au financement du RSA ;

    o Elle préfère attendre un hypothétique changement de majorité pour mieux le remettre en cause.

    Le gouvernement avait pourtant proposé une solution généreuse de reprise intégrale des dépenses du RSA sur la base des dépenses constatées en 2016, ce que prévoit la constitution, le tout :

    o En préservant les finances et en maintenant les recettes départementales les plus dynamiques ;

    o En prévoyant une clause de retour à bonne fortune ;

    o En instaurant une solidarité financière entre départements avec un fond de péréquation de 200 millions d\'euros (pour que les départements avec les dépenses les plus lourdes soient soutenus par ceux les moins en difficulté).

    La réalité, brute et factuelle, est que les départements de droite ont choisi sciemment de se priver de 700 millions d’euros de ressources et ont mis en scène pour certains leur insolvabilité, afin de pouvoir plus librement préparer le terrain à une éventuelle alternance en 2017. Le programme de la droite dure prévoit ainsi une allocation départementale, avec des critères et des montants qui seraient modulables en fonction des territoires : un programme de casse sociale incompatible avec l’idée même d’une solidarité nationale et d’une recentralisation du RSA.

    Cette réalité peut, pour quelques temps, s’accommoder d’éléments de langage, de mensonges et d’omissions, mais elle finira par apparaître dans tout son cynisme et dans toute sa dimension politicienne. Les victimes de ces ambitions politiques seront encore et toujours les citoyens les plus fragiles. Nous serons là aujourd’hui et demain, pour le dénoncer.

    Lien permanent

    Vendredi 11 mars dernier, la Commission départementale de la coopération intercommunale (CDCI) a officiellement validé la nouvelle carte des intercommunalités charentaises, qui prévaudra à compter du 1er janvier 2017. Plusieurs étapes restent à franchir d'ici là, mais cette réforme s'inscrit d'ores et déjà dans le prolongement d'un héritage républicain et démocratique, qui remonte jusqu'à la Révolution française.

    Le sens de l’histoire

    Alors que l'Assemblée constituante de 1789 redéfinissait l'organisation de notre pays, il avait été question alors de créer sur le territoire 6.500 grandes municipalités, égales en superficie (à défaut de l'être en population). Ce projet était notamment défendu par Condorcet, mais c'est en définitive la vision de Mirabeau qui l'avait emporté : 38.000 communes furent créées, sur la base des 44.000 paroisses que comptait le royaume de France.

    Cette décision, prise voici près de 230 ans, a profondément influencé la structure institutionnelle de notre pays. Jusqu'en 2004, les plus de 36.000 communes françaises représentaient encore la moitié des communes de toute l'Union européenne ! Pour Tocqueville, la commune, c'est le creuset de la démocratie. Le législateur en était bien conscient (il l'est toujours), mais il a procédé au fil du temps à des ajustements nécessaires. 1884 voit ainsi les premiers balbutiements de l'intercommunalité, sous la forme de conférences intercommunales. Mais c'est la loi de 1890 qui officialise cette évolution, avec la naissance des syndicats intercommunaux à vocation unique.

    Les lois de 1959 et de 1966 marqueront la naissance des districts puis des communautés urbaines ; surtout, elles créeront les compétences exercées par ces établissements de coopération intercommunale (EPCI). Les communautés de communes voient le jour officiellement en 1992, et sont rejointes par les communautés d'agglomération en 1999. Le fait intercommunautaire est dorénavant incontestable : à partir du 1er juillet 2013, il devient ainsi obligatoire pour une commune d'appartenir à un EPCI. C'est la fin des communes dites isolées.

    Plus de deux siècles après que Condorcet et Mirabeau se sont opposés, la France, et la Charente avec, s'apprête à renforcer plus que jamais ses communautés de communes, ses communautés d'agglomération et ses métropoles, sans pour autant dévitaliser les villages et les villes. La loi NOTRe, en élargissant les seuils de population et les compétences obligatoires, suit le sens de l'histoire. Les nouveaux schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI) ont pour ambition de respecter au mieux les bassins de vie et d'accroître la solidarité financière des collectivités, tout en supprimant des doublons souvent coûteux pour le contribuable.

    En Charente, ce sont demain 6 communautés de communes et 2 communautés d'agglomération qui regrouperont les 394 communes du département, contre 19 communautés de communes et une seule communauté d'agglomération jusqu'à présent. Cette réforme, comme toutes les réformes, ne s'est cependant pas faite sans heurts ; les regroupements validés par la CDCI ont ainsi provoqué des débats nourris, plus particulièrement s'agissant du futur GrandCognac et de la Charente limousine.

    S'agrandir pour mieux défendre ses intérêts

    Les mois à venir devront permettre d'aplanir ces difficultés, avant que les communes et les EPCI ne se prononcent une dernière fois sur les projets de périmètres. Dans un monde qui a vu l'Union européenne s'agrandir, dans une France qui voit les régions se développer pour demeurer pertinentes à cette même échelle européenne, et dans un contexte législatif qui voit les pouvoirs et les compétences des communautés de communes considérablement renforcés, il est indispensable que nos intercommunalités, aux côté des départements et en complémentarité avec eux, puissent peser. Elles seront demain bien plus qu'aujourd'hui un maillon stratégique de notre système institutionnel. Plutôt que d'affaiblir les communes, elles permettront justement de défendre au mieux leurs intérêts, en facilitant notamment leur développement économique (compétence obligatoire des intercommunalités).

    La réforme des régions telle que nous l'avons connue il y a quelques mois devait nécessairement s'accompagner d'une réforme des intercommunalités : les deux collectivités sont les chefs de file en matière économique, et seront amenées à travailler ensemble au quotidien. Face à des régions dont la superficie s'est considérablement accentuée, les communautés de communes et les agglomérations se devaient de suivre le mouvement. Ainsi, au coeur de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, les 150.000 habitants de la future agglomération angoumoisine pourront peser de tout leur poids pour défendre les intérêts du territoire. Ce qui est vrai pour les agglomérations l'est également pour les communautés de communes plus modestes : au-delà des débats légitimes sur les contours de la nouvelle carte intercommunale, personne ne conteste que ces nouveaux EPCI pourront prendre une nouvelle dimension, une dimension qui leur permettra de défendre leurs intérêts dans ce nouveau système.

    Nous, élus du groupe de gauche du Conseil départemental, saluons cette avancée démocratique. Nous restons néanmoins, bien entendu, à l'écoute de tous ceux qui, parmi vous, ont des doutes, se posent des questions : quoi de plus naturel que de s'interroger face à des changements de cette ampleur ! Oui, les premiers mois de cette intercommunalité 2.0 seront forcément émaillés de quelques balbutiements, et exigeront à n'en pas douter une grande patience de la part des élus. [b]Nous croyons pourtant que les révolutions, grandes ou petites, impliquent nécessairement ces périodes de transition : ce n'est qu'ainsi qu'elles peuvent, avec le temps, donner leur pleine mesure.

    Lien permanent

    Jeudi 11 février, le Groupe des élus de gauche du Conseil départemental de la Charente a voté contre le projet de budget primitif présenté par François Bonneau et les membres de la majorité.

    Un projet sans ambition, fait de renoncements : exit les 2 millions d’euros en plus promis pour les routes départementales, adieu les grands investissements pour les collèges, au revoir, même, le très haut débit pour tous à court terme.

    Les promesses s’envolent, mais les acquis aussi : la culture, le sport, les infrastructures et les solidarités humaines et territoriales sont sérieusement touchées. Ce n’est pas en accusant constamment l’État de lâcher les collectivités, comme le fait Monsieur Bonneau, qu’on construit un véritable projet pour la Charente

    C’est d’autant plus regrettable que la majorité, focalisée sur le Gouvernement, se garde bien de dire que ses propres choix mettent à mal les solidarités territoriales, pourtant clairement dévolues aux Départements par la loi NOTRe.

    La baisse des subventions accordées aux autorités organisatrices de second rang pour le transport scolaire, c’est un choix du Département, pas du Gouvernement. La fin du dispositif d’aides aux communes ou leurs groupements pour l’achat de cars, c’est un choix de François Bonneau et de sa majorité, pas une décision parisienne.

    Lors de l’examen du budget, le Groupe des élus de gauche s’est également inquiété du durcissement du règlement relatif au Fonds d’aide départemental d’aide aux communes, lequel ne prendra plus en compte plusieurs travaux de voirie jusqu’ici subventionnés par le Département.

    Mentionnons également la fin de l’opération « Dimanche à 15h », un véritable coup porté à la culture en milieu rural, la fin de spectacles particulièrement appréciés par nos concitoyens. Les collectivités elles-mêmes ne sont pas directement concernées par cette décision, mais l’animation culturelle de nos territoires est en danger.[/b]

    L’opposition départementale de gauche regrette que la majorité de François Bonneau, certes contrainte par un contexte financier difficile, se défausse sur des collectivités pourtant elles-mêmes fragiles, elles-mêmes en manque de recettes. Au-delà des chiffres, ce sont les choix de la majorité en termes de culture, d’infrastructures, d’éducation, de solidarité, qui nuisent à notre département et son avenir. Plus que jamais, l’opposition restera vigilante et force de propositions.

    Lien permanent

    Contactez-nous