Partout en France : le triomphe du pragmatisme pour déployer la fibre optique

Angoulême, le 20 février 2019,

Le département des Pyrénées Atlantiques est le dernier en date à s’être engagé sur le déploiement du Très Haut Débit, en contractualisant avec SFR et en qualifiant ce contrat de « contrat du siècle pour la collectivité ».

Bien avant, la Charente-Maritime avait lancé un appel d'offre, remporté par Orange, pour fibrer l'ensemble de son territoire à l'horizon 2022.

On observe que partout en France, des collectivités font le choix évident et pragmatique, de confier le déploiement de leur offre de fibre optique (ftth) à des professionnels des télécommunications. On peut les comprendre car les opérateurs ont toute la maîtrise des processus et des technologies, ils sont donc les plus à même de réaliser de tels chantiers dans des délais raisonnables.

C'est une évidence sur le plan technologique mais aussi financier : la maîtrise de la dépense publique devrait être la base de toute politique et les opérateurs téléphoniques ont la capacité financière pour investir sur le réseau dont ils seront les gestionnaires.

Une double évidence pour tous, sauf pour l'actuelle majorité du département de la Charente.

En choisissant délibérément, de dilapider 166 millions d'euros (Hors taxes) d'argent public, et ce après avoir refusé des millions d'euros que SFR et Orange leur offraient sur un plateau, François Bonneau et sa majorité ont mis en danger l'avenir des charentais et des territoires sur leur capacité à investir dans le futur.

Plus grave encore, alors que le département va débourser 24 millions d'euros dans ce projet 100% public de déploiement, il a contraint les communes les plus rurales et donc les plus fragiles à investir 30,1 million d'euros alors qu’elles auraient pu en être totalement exonéré.

Tout cet argent public aurait dû être dépensé autrement et nous n'avons de cesse de le dénoncer mais la majorité départementale reste sourde, aveuglée par un choix politique pour un modèle économique dont la pertinence interroge et reste à prouver.

À l'heure où certains de nos concitoyens font entendre leur souffrance de voir les services publics se réduire, où la demande de politiques publiques sociales ambitieuses n'a jamais été aussi forte, à l'heure enfin où la dépense publique doit être maîtrisée, nous nous joignons à eux pour dire à François Bonneau et à sa majorité : il n'est jamais trop tard pour prendre conscience de ses erreurs, des départements ont fait évoluer leur projet de déploiement de la fibre ftth pour y intégrer une plus grande part de financement privé avec les opérateurs, il vous appartient de faire de même.