Collèges : la montagne accouche d’une souris

Angoulême, le 23 novembre 2017,

Le département a enfin remis sa copie concernant son plan de refonte du réseau des Collèges et on ne peut pas dire que cette dernière pèse bien lourd.

Après avoir passé 18 mois sur ce sujet, après avoir fait peur à certains territoires en évoquant d’éventuelles fermetures d’établissements, après avoir communiqué à tout va, le plan annoncé aujourd’hui peut se résumer en moins de deux minutes.

Nous pensions que le recrutement d’un directeur de l’Éducation et la constitution d’une commission spéciale sur le sujet allaient apporter une véritable dynamique et que l’on pourrait enfin s’intéresser à l’égalité des chances, à la lutte contre l’illettrisme et à la baisse des effectifs. Force est de constater qu’en l’absence totale de concertation avec les acteurs concernés et de réflexion prospective, l’annonce qui intervient aujourd’hui est un non-évènement qui vient conclure 18 mois d’indécision et de travail passif sur le sujet.

Les seules pistes évoquées sont de redonner de l’attractivité à certains établissements en enrichissant le nombre d’options, sujet sur lequel le département n’a pas la main, de mutualiser le troisième cycle entre Michèle Pallet et Romain Rolland, deux collèges pourtant très éloignés géographiquement l’un de l’autre et enfin de mutualiser certains internats de l’est-Charente.

Ce plan est maigre, insuffisant, sans ambition, il ne règle aucun des nombreux problèmes auxquels la Charente doit faire face en matière d’éducation, problèmes que des statistiques inquiétantes sont là pour nous rappeler.

Cet immobilisme qui intervient à mi-mandat pour François Bonneau et son équipe n’est pas digne des annonces grandiloquentes qui avaient été faites en amont et pas digne non plus des jeunes Charentais et de leur avenir.