Communiqué relatif à la Commission Permanente

Angoulême, le 9 juillet 2015,

Lors de la Commission Permanente du vendredi 10 juillet, de nombreuses aides ont été attribuées dans le cadre des politiques mises en place par la précédente majorité, comme l’aide à la modernisation de l’habitat pour les personnes âgées (leur permettant de rester plus longtemps à leur domicile), l’aide à l’amélioration thermique pour les plus modestes (permettant de réduire les factures énergétiques), l’aide aux communes pour l’entretien de leur voirie, l’aide aux entreprises ou aux filières notamment agricoles… Le Groupe des élus de Gauche a bien sur validé ces individualisations.

Néanmoins, nous avons soulevé en séance de nombreuses interrogations quant au sectarisme de certaines propositions de l’exécutif visant à diminuer très fortement des subventions à certains acteurs majeurs de la solidarité dans notre département.

Il en va ainsi par exemple de baisses de subventions :

• Les diminutions comprises entre 40 et 50 % sur les programmes de réussite éducative portés par les Centre Communaux d’Action Sociale d’Angoulême, de Cognac et de Soyaux.

• La diminution d’un tiers de la subvention à « Fleur d’Isa », association qui aide les malades du cancer à mieux vivre leur quotidien ;

• La diminution de 45 % de la subvention au « collectif solidarité Ma Campagne » alors même que l’association prévoit d’organiser une sortie culturelle de découverte du territoire supplémentaire pour les personnes modestes (trois cette année contre deux en 2014) ;

Mais aussi de suppressions de subventions :

• La suppression de la subvention de fonctionnement à l’association « Mieux vivre ensemble » qui assure du lien entre les habitants de Ma Campagne afin que tous puissent se rencontrer autour de diverses animations ;

• La suppression de la subvention à l’association « AMADEA » qui accueille des stagiaires lycéens de niveau bac ou post bac dans le cadre de projets pédagogiques à caractère humanitaire ;

• La suppression de la participation du Département au dispositif « équipe de prévention nocturne » d’Angoulême qui permet de prévenir les comportements à risque des usagers des lieux nocturnes et ainsi permettre aux commerçants d’exercer leur activité dans de meilleures conditions tout en apaisant les tensions sur l’espace public.

Sur ce dernier point, il est surprenant que la ville arme les policiers municipaux le jour, et que le Département supprime son aide pour faire de la prévention la nuit. Apparemment, certains élus municipaux d’Angoulême frôlent la schizophrénie, semblant utiliser leur hémisphère Gauche à la Mairie, mais développant l’hémisphère de Droite au Conseil départemental.

Nous pourrions aussi ajouter à cela le refus de participer au financement d’actions visant à lutter contre les comportements d’intolérances et discriminants à l’égard des femmes, l’aide à la sortie de la dépendance alcoolique…

Devant le refus de la majorité d’examiner individuellement chacune des propositions, le Groupe des élus de Gauche s’est abstenu et a refusé de cautionner ces attaques en règle contre l’éducation, la santé, la prévention, bref l’action sociale.

D’autre part le Groupe des élus de Gauche a protesté contre la décision de la Droite de ne pas renouveler l’adhésion à l’association « Elu-e-s contre les violences faites aux femmes » au prétexte que les actions sont essentiellement basées en Ile de France, alors que cette association est un soutien à la mise en place d’actions locales et qu’il appartient donc aux acteurs locaux, notamment le Département d’utiliser ce soutien.

Le non renouvellement de l’adhésion à cette structure, d’un montant de 350 € par an, est un bien mauvais signal envoyé à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Les diminutions ou rejets de subventions portant sur des actions de solidarité d’éducation ou de santé qui entrent pourtant dans le domaine des compétences obligatoires du département sont pour le moins surprenantes. Si nous avons évidemment conscience de l’importance de gérer sérieusement le budget départemental, nous nous étonnons de la facilité de la majorité à ouvrir grand les cordons de la bourse pour payer par exemple l’adhésion à l’ASERDEL, association regroupant les Départements de droite. Nous sommes surpris que des associations, portants depuis de nombreuses années des actions appréciées des charentais sur notre territoire soient ainsi mise en difficulté quand dans le même temps, le département délègue non pas un, non pas deux, non pas trois, mais bien quatre Vice-Présidents au salon international de l’aéronautique du Bourget…

Nous ne pouvons que constater l’orientation très élitiste de la majorité qui préfère financer des chantiers ne relevant pas de ces compétences obligatoires ou quelques déplacements mondains, quand des structures au contact quotidiens de la population et notamment des charentais les plus fragiles sont sacrifiées au nom d’une bonne gestion !