Séance du Conseil départemental - Décision Modificative N°1

Angoulême, le 24 juin 2016,

Le Conseil départemental était réuni ce matin en séance publique pour le vote de la première décision modificative (DM1) de cet exercice budgétaire.

Si cette dernière appelait relativement peu de remarques, les ordres de grandeur étant les mêmes que l’an passé avec un peu plus de 48 millions d’euros de nouveaux crédits inscrits, nous avons interpellé la majorité de droite sur un certain nombre de dossiers prioritaires pour les Charentais, et qui ne nous semblent pas avancer de manière significative.

Nous souhaitions en effet obtenir des garanties sur la poursuite des travaux de sécurisation de la RN141 et du déploiement effectif du haut débit. Par ailleurs nous avons réaffirmé avec pugnacité notre vigilance sur l’avenir du centre d’altitude de Saint-Lary.

Les réponses qui nous ont été apportées ne nous semblent pas à même de garantir un développement de notre département à la hauteur de ce que méritent les Charentaises et les Charentais.

Après plus d’un an de mandat où cette nouvelle majorité a affirmé au fil des mois son manque criant d’ambition et où seule une vision comptable faisait office de projet, nous avons rappelé que notre maîtrise des finances publiques, sur laquelle tout le monde s’accorde, ne nous avait jamais empêchés d’avoir une vision équilibrée et ambitieuse pour le développement de notre territoire.

François Bonneau candidat réclamait 2 millions d’euros en plus sur les routes et estimait que nous n’investissions pas suffisamment dans les collèges, voici pourtant deux domaines où les crédits ne sont pas à la hauteur des besoins, et qui s’ajoutent à d’autres désengagements dans la culture et l’aide aux petites communes, entre autres.

Pour seul argument face à ce désengagement, le président Bonneau accuse l’État d’une baisse de dotation : c’est un argument dangereux car ces baisses lui étaient connues depuis fort longtemps et ses amis politiques préconisent de les doubler. De plus, loin de se désengager, l’État investit en Charente, avec un esprit de responsabilité et de justice sur lequel cette majorité devrait prendre exemple.

De nombreuses études récentes dressent le portrait d’un département en danger de paupérisation, dans lequel l’éducation et la culture devraient être des priorités : la droite en a fait des variables d’ajustement.

Dés lors, cette décision modificative étant inscrite en droite ligne du budget voté en début d’année, dans lequel nous ne trouvions déjà pas l’ambition que devrait porter une collectivité telle que la nôtre, et parce que nous refusons que la politique ne soit que renoncements et sacrifices, nous nous y sommes opposés.