[Tribune CharenteMag] Est-Charente : investir dans la route sans oublier le rail

Angoulême, le 1 mars 2017,

Le 2 juillet prochain la LGV Tours-Bordeaux commencera son service commercial et le lendemain, la ligne Angoulême-Limoges fermera, indéfiniment.

Ce malheureux hasard du calendrier illustre un déséquilibre intolérable dans l'aménagement du territoire : les moyens se concentrent sur les dessertes entre métropoles et les liaisons rurales sont abandonnées.

La LGV est une formidable opportunité pour la Charente, mais elle doit profiter à tous et permettre des correspondances avec le reste du département.

Véritable ligne de vie de l'Est-Charente, la liaison ferroviaire Angoulême-Limoges paie aujourd'hui des décennies d'oubli qui ont accentué son délabrement et la baisse de sa fréquentation.

Son abandon n'est pourtant pas une fatalité. Dans la région Nouvelle-Aquitaine, c'est un axe ferroviaire important entre Bordeaux et Limoges ; pour le territoire, c'est un service de mobilité essentiel pour les lycéens, les apprentis et pour ceux qui n'ont pas de véhicule.

Nous sommes convaincus de son potentiel de développement et nous sommes persuadés que sa fréquentation serait bien plus grande si sa vitesse commerciale était rétablie à un niveau normal, comme ce fut le cas récemment de la liaison Angoulême-Saintes.

Le contrat de plan État-Région prévoyait déjà d'investir sur cette ligne et nous utiliserons tous les leviers qui nous sont possibles pour qu'elle soit effectivement rénovée et atteigne un niveau de service à la hauteur des enjeux et des territoires qu'elle traverse.