[Tribune CharenteMag] Mobilité, liberté, solidarité

Angoulême, le 1 septembre 2016,

Le monde d’aujourd’hui est « connecté » : la communication est reine et la distance aurait été abolie par le numérique et les réseaux sociaux. Mais la mobilité réelle, la mobilité physique de tous et partout demeure un enjeu vital. Or, les choix de François Bonneau nous posent question.

L’hypothèse d’une hausse du tarif des transports départementaux plane ainsi depuis plusieurs mois. Serait-ce la fin du billet à 1 euro, institué par l’équipe de Michel Boutant ? Favoriser les déplacements en car, c’est pourtant faire le choix d’un environnement préservé. C’est aussi permettre à tous les Charentais, quels que soient leurs moyens, de se déplacer librement, d’aller travailler ou chercher un emploi, d’aller chez le médecin…

Certains départements vont plus loin : la Gironde a mis en place un service de transport à la demande, qui permet en zone rurale aux personnes âgées mais aussi à celles en insertion professionnelle de se déplacer facilement et à faible coût. Cette liberté participe au vivre-ensemble, elle est la garante de la solidarité qui doit se pratiquer dans nos territoires.

Des projets alternatifs existent pourtant en Charente, comme celui de l’auto-école solidaire porté par Emmaüs dans le Ruffécois, mais la majorité n’a pas souhaité le soutenir, préférant attendre la mise en place de sa « plate-forme mobilité ».

Être mobile, c’est être libre, et c’est notamment aux collectivités de préserver cette liberté. La majorité devra en être consciente dans ses choix futurs.