2004-2015 : bilan de onze années au service de la Charente et des Charentais
Le 28 mars 2004, la gauche charentaise remportait pour la première fois les élections cantonales et Michel Boutant accédait quelques jours plus tard à la présidence du Conseil général. En 2008 puis en 2011, les électeurs feront de nouveau confiance à cette majorité composée d’élus de toute la gauche, qui aura travaillé jusqu’au bout au service de tous les Charentais.

De 2004 à 2015, ces femmes et ces hommes, élus par leurs concitoyens, les auront représentés dignement, et auront fait en sorte de leur laisser une Charente plus solidaire, plus dynamique, une Charente où il fait bon vivre.

Il y eut, bien sûr, des hauts et des bas, mais à l’heure du bilan, il est incontestable que cette majorité de gauche aura confié à l’ancienne opposition de droite une collectivité solide, aux finances saines, mais aussi une collectivité qui a su, malgré un contexte souvent défavorable, investir ET s’investir.

Ce dossier n’a pas vocation à établir un bilan exhaustif des actions réalisées par la gauche pendant ces onze ans : l’exercice, quoiqu’instructif, serait fastidieux pour le lecteur. Nous avons préféré nous concentrer sur plusieurs mesures, plusieurs politiques qui auront marqué ces mandats, et qui auront, nous le croyons, marqué durablement et positivement la Charente.

Ambitieux et responsables

Une politique départementale ambitieuse, c’est comme une maison : l’important, c’est de construire sur des bases solides. Ces bases, pourtant, étaient bien mouvantes en 2004. La droite léguait alors à ses successeurs une dette qui avait explosé de 174 % entre 1998 et 2004. Pendant les onze années qui suivirent, l’encours de la dette fut stabilisé, et la majorité de François Bonneau reconnaît aujourd’hui elle-même que les finances de la maison Charente sont saines. Comparé à des départements de même strate, la Charente était en effet en 2015 dans une situation financière extrêmement favorable.

Malgré cet héritage empoisonné, malgré, également, des transferts de compétence et de personnels nombreux et massifs au cours des années 2000, la majorité de Michel Boutant a réussi tout au long de son mandat à maintenir un niveau d’investissement élevé. Les travaux engagés, en faveur notamment des collèges ou des routes, ont bien sûr bénéficié directement aux usagers, mais ont aussi favorisé l’activité des entreprises charentaises, dans le bâtiment notamment.

Alors que la droite promettait l’an passé des investissements en hausse, elle les a pourtant réduits à l’occasion du vote du budget 2016. C’est un mauvais signal envoyé à nos artisans, à nos entreprises. C’est un renoncement qui en appelle d’autres. Il ne faut pas, en effet, négliger l’influence de l’investissement des collectivités sur l’économie locale. Un véritable coefficient multiplicateur peut s’appliquer : par exemple, quand la majorité de gauche investissait 34 millions d’euros pour la réhabilitation de 31 maisons de retraite, cela correspondait au final à 130 millions d’euros de commandes pour les entreprises charentaises.

Au-delà de l’aspect économique de ces politiques, les chiffres illustrent ici le choix de l’équipe de Michel Boutant de venir en aide à ceux qui, à un moment de leur vie, peuvent avoir besoin d’une aide, d’un soutien. Parce que la solidarité, ou plutôt les solidarités, sont au cœur des compétences de l’action départementale, les élus de la majorité de gauche ont toujours voulu mettre l’humain au premier plan. N’oublions pas que 40.000 Charentais fréquentent chaque année une maison des solidarités : c’est plus d’un dixième de la population du département qui a donc recours aux services de solidarité du Conseil départemental.

Les solidarités au coeur de l’action départementale

Le « social », ce n’est pas un gros mot. C’est vouloir venir en aide à ses semblables parce que la vie n’est pas toujours facile pour eux, parce qu’ils ont besoin d’être guidés pour repartir de l’avant. Dans ce domaine comme dans d’autres, la majorité de gauche n’a pas eu à rougir de son action, bien au contraire. L’adaptation du logement des personnes âgées et des personnes handicapées pour faciliter le maintien à domicile fut ainsi l’une des priorités de sa politique. Les personnes souffrant d’Alzheimer purent quant à elles bénéficier de la création de 27 unités d’accueil dans le département. Enfin, il faut mettre l’accent sur les conséquences bénéfiques de l’action de la collectivité dans le secteur social : elle a en effet permis de créer l’équivalent de 3.395 emplois en Charente : secteur médico-social, aide et accompagnement à domicile, services agréés et gré à gré…

La solidarité, pourtant, ne saurait se limiter aux politiques dites sociales. La solidarité s’entend aussi dans une dimension territoriale. Le Département se doit ainsi de soutenir les communes et les communautés de communes dans leur action, car c’est le bien de la Charente et de ses habitants qui est en jeu au bout du compte. En créant l’Agence technique de la Charente (ATD 16), la majorité de Michel Boutant a voulu pallier les défaillances de l’État en matière d’ingénierie, et prêter main forte aux élus locaux dans leurs projets. La solidarité territoriale, c’est aussi aider nos villages à transporter leurs écoliers : l’équipe de François Bonneau vient pourtant de supprimer les aides accordées aux communes pour l’achat de bus scolaires.

Un réseau d’infrastructures performant

Il se murmure également que la nouvelle majorité souhaiterait revenir sur la tarification des transports départementaux. 1 euro ! C’est en effet ce que coûte un ticket de bus pour n’importe quel trajet en Charente : car chacun, quels que soient ses moyens, doit pouvoir être en mesure de se déplacer partout dans le Département. Le transport au sens large fut d’ailleurs une priorité constante de l’action du Conseil général pendant onze ans. Une négociation efficace permit ainsi à la Charente d’obtenir des aides conséquentes de l’État pour ses routes. Pour la période 2006-2014, le Département a ainsi obtenu 185 millions d’euros, soit 80 % des crédits accordés à la totalité de la région Poitou-Charentes sur cette période ! Quant au contrat de plan État de région 2015-2020, négocié par la majorité de gauche, il permet à la Charente de bénéficier de 205 millions d’euros de travaux, soit 60 % de l’ensemble du programme picto-charentais et 70 % des crédits d’État. Ces réussites permettront à terme la finalisation de la mise à deux fois deux voies de la route nationale 10 et la sécurisation de la route nationale 141.

Avant cela, le Département avait déjà achevé le contournement d’Angoulême, réalisé la déviation de Saint-Claud ou encore aménagé la route départementale 659 entre Soyaux et Sainte-Catherine. Si la route fut à l’honneur, le rail fut loin d’être laissé pour compte. Alors que la Charente avait été l’une des grandes oubliées de l’autoroute, la majorité de Michel Boutant n’a pas voulu rater le passage de la Ligne à grande vitesse. C’est ainsi un investissement de 30 millions d’euros qui fut voté pour la réalisation de la ligne Tours-Bordeaux. Les dessertes de la gare d’Angoulême, annoncées tout récemment, sont aussi le résultat de ce volontarisme des élus départementaux de gauche et des services du Département, qui ont été mobilisés pendant plusieurs années sur ce dossier.

Miser sur l’éducation et la culture

Ce volontarisme, il aura également bénéficié aux collégiens charentais et plus généralement à l’éducation. Ce sont chaque année plusieurs millions d’euros qui auront ainsi été investis pour la restructuration et la rénovation des collèges du Département : cet investissement s’est fait au profit des conditions d’accueil des élèves et des personnels enseignants. L’enseignement supérieur fut également au centre des préoccupations des élus, avec là encore à l’esprit un impératif de solidarité. Le dispositif des bourses d’éducation, engagé en 2006, a permis sur une période de neuf ans d’accompagner 7.400 étudiants charentais issus de milieux modestes dans leur parcours post-bac, grâce à une enveloppe de 2,2 millions d’euros.

Ce souci de permettre à tous les jeunes Charentais, quel que soit leur milieu, d’accéder à une éducation de qualité, se retrouve également dans l’ambition portée par l’École départementale de musique, et ses 19 antennes. Cette structure unique en France aura donné l’opportunité à nos enfants d’accéder à un enseignement musical partout dans le Département. Malheureusement, François Bonneau et ses collègues remettent aujourd’hui en cause cet acquis, en faisant payer les usagers issus des milieux les plus modestes. C’est d’ailleurs semble-t-il une constante de la droite, au niveau national comme au niveau local, que de restreindre l’accès à la culture. L’opération « Dimanche à 15 heures » en aura malheureusement fait les frais. Voilà pourtant une belle initiative, qui permettait à un public nombreux d’accéder à des spectacles de qualité, et gratuits, en milieu rural. Le dispositif « Collège au spectacle », de la même façon, aura chaque année amené près de 4.000 élèves de 6ème à découvrir – c’était pour un grand nombre d’entre eux une première – des spectacles présentés par des professionnels.

Un cadre de vie unique

Miser sur nos jeunes, miser sur la culture, c’est miser sur l’avenir d’un territoire, sur sa vitalité. C’est avoir confiance en la capacité de nos enfants à poursuivre et améliorer le travail de leurs aînés. Ce cadre de vie charentais, auquel nous sommes tant attachés, les élus de gauche ont œuvré à le préserver. Cela impliquait tout d’abord de porter une attention particulière à la problématique environnementale. Les énergies renouvelables ont ainsi été encouragées avec l’installation de plus de 4.000 m2 de panneaux solaires sur les toits des collèges et le parking de l’aéroport d’Angoulême-Cognac.

En partenariat avec GrandAngoulême et Calitom, le centre de tri départemental de Mornac a pu voir le jour. Mais écologie peut aussi rimer avec loisirs et tourisme. Les 450 kilomètres de voies cyclables mises en place invitent ainsi à la découverte de la Charente à la seule force du pédalier. Notre département, d’un naturel pourtant discret, a su mettre en avant ses atouts, attirer un public demandeur d’un tourisme rural de qualité. Saluons également la réussite de notre territoire en matière d’accueil des personnes handicapées : la Charente est ainsi devenue le deuxième département de France en nombre de sites touristiques sous la marque Tourisme et Handicap.

Consciente d’un double impératif environnemental et économique, la majorité de Michel Boutant a très tôt œuvré en faveur des circuits courts : restauration scolaire dans les collèges, plan protéines pour l’alimentation du bétail charentais, aides à l’installation des jeunes agriculteurs…sont autant de mesures qui ont favorisé une production, un acheminement et une consommation locale et sensible à son environnement. Dans un contexte que l’on sait difficile pour les agriculteurs, il faut également mentionner que c’est cette même majorité qui a créé la cellule de soutien aux éleveurs du département.

Enfin, à l’heure où la loi a désigné la région comme chef de file en matière économique, n’oublions pas les réussites de la précédente majorité en la matière. Les implantations d’Arvato à l’Isle-d’Espagnac et d’Hermès à Montbron, et les emplois qui vont avec, ont été rendues possibles par l’implication sans faille des élus de l’époque. Au cours des dernières années, près de 850 projets de création, de reprise et de développement d’activités artisanales et commerciales ont bénéficié de 11,5 millions d’euros d’aides directes. Le Département aura également largement contribué au développement de l’économie sociale et solidaire (ESS) en Charente : il est possible en effet de privilégier une économie qui fasse passer l’intérêt collectif avant l’intérêt particulier, une économie qui se veuille durable et respectueuse des personnes qui la font vivre.

UN HÉRITAGE À DÉFENDRE

• La politique ne peut, en effet, se concevoir sans des valeurs morales fortes, des valeurs de vivre-ensemble. Quand certains se réfugient dans les dogmes, quand l’impératif financier prend aujourd’hui le dessus sur l’impératif humain, la majorité de gauche a su, pendant plus de dix ans, garder à l’esprit l’intérêt de la Charente et des Charentais, quelle que soit leur condition.

• Les enfants de la République que nous sommes doivent tous avoir accès aux mêmes chances, aux mêmes opportunités.

Cette exigence de justice, ce besoin de solidarité auront mené les choix du Conseil général de la Charente de 2004 à 2015. Aujourd’hui, les choix de François Bonneau et de sa majorité ne nous paraissent pas aller dans le sens d’une société plus juste.

Nous souhaitons que la continuité républicaine puisse l’emporter, et que les politiques que mettra demain en place le Conseil départemental ne détruisent pas ce qui a été bâti au cours des dernières années : la Charente le mérite !