Lettre aux Élus N°2

Angoulême, le 14 février 2016,

La solidarité territoriale selon François Bonneau

Jeudi 11 février, le Groupe des élus de gauche du Conseil départemental de la Charente a voté contre le projet de budget primitif présenté par François Bonneau et les membres de la majorité.

Un projet sans ambition, fait de renoncements : exit les 2 millions d’euros en plus promis pour les routes départementales, adieu les grands investissements pour les collèges, au revoir, même, le très haut débit pour tous à court terme.

Les promesses s’envolent, mais les acquis aussi : la culture, le sport, les infrastructures et les solidarités humaines et territoriales sont sérieusement touchées. Ce n’est pas en accusant constamment l’État de lâcher les collectivités, comme le fait Monsieur Bonneau, qu’on construit un véritable projet pour la Charente

C’est d’autant plus regrettable que la majorité, focalisée sur le Gouvernement, se garde bien de dire que ses propres choix mettent à mal les solidarités territoriales, pourtant clairement dévolues aux Départements par la loi NOTRe.

La baisse des subventions accordées aux autorités organisatrices de second rang pour le transport scolaire, c’est un choix du Département, pas du Gouvernement. La fin du dispositif d’aides aux communes ou leurs groupements pour l’achat de cars, c’est un choix de François Bonneau et de sa majorité, pas une décision parisienne.

Lors de l’examen du budget, le Groupe des élus de gauche s’est également inquiété du durcissement du règlement relatif au Fonds d’aide départemental d’aide aux communes, lequel ne prendra plus en compte plusieurs travaux de voirie jusqu’ici subventionnés par le Département.

Mentionnons également la fin de l’opération « Dimanche à 15h », un véritable coup porté à la culture en milieu rural, la fin de spectacles particulièrement appréciés par nos concitoyens. Les collectivités elles-mêmes ne sont pas directement concernées par cette décision, mais l’animation culturelle de nos territoires est en danger.[/b]

L’opposition départementale de gauche regrette que la majorité de François Bonneau, certes contrainte par un contexte financier difficile, se défausse sur des collectivités pourtant elles-mêmes fragiles, elles-mêmes en manque de recettes. Au-delà des chiffres, ce sont les choix de la majorité en termes de culture, d’infrastructures, d’éducation, de solidarité, qui nuisent à notre département et son avenir. Plus que jamais, l’opposition restera vigilante et force de propositions.